Janina

Encore une fois de la peine. Et l’impuissance à comprendre.

On est là dans la cuisine à se faire une tasse de thé ou une bricole à manger, il fait froid ou beau dehors, on a le projet de sortir pour une course ou une promenade, et c’est là qu’on reçoit un message ou un coup de téléphone qui raconte qu’elle est partie, partie pour de bon, partie pour toujours

elle, mais comment ? non ce n’est pas possible… elle si jeune et si particulière, toujours libre, partie d’un coup on ne sait comment
elle portait un si joli prénom
elle parlait d’une voix forte, déterminée
et ce matin on brûle son corps dans un four

elle tissait des liens au hasard des jours comme elle voulait quand elle voulait avec qui elle voulait, Continue reading →

lettre à mon père

Cher petit papa,

Voici la dernière lettre que je t’écris pour t’accompagner dans ton voyage au-delà des frontières. Les souvenirs affluent en moi, déjà. Ils me poignardent, en même temps secouent la vie et l’amour que j’ai toujours eu pour toi.

Je me souviens.

Je me souviens de la fête au village.
Nous glissions en auto tamponneuse sur la piste lustrée et ton bras enlaçait mes épaules  pour me protéger des chocs violents.
Je me souviens que tu jouais certains airs à la trompette : La mer qu’on voit danser ou Petite fleur de Java, partitions en lambeaux juchées sur le pupitre métallique auprès du radiateur.
Je me souviens que tu me présentais aux gens en disant : la fille, ce qui laissait entendre qu’il avait également un fils. Je me souviens du mot épissure que tu m’avais appris alors que tu réparais une corde. D’un pique-nique dans la pinède de Saint-Brévin. D’une partie de pêche à Préfailles. Et si je ne peux citer tous ces menus moments ranimés à force de fouille, je peux dire à quel point ils ont compté pour moi – pour toi aussi sans doute, une chose que je ne saurais jamais. Ils sont comme des parapets auxquels aujourd’hui je m’appuie, des soleils auxquels je me chauffe, et leur assemblage pourrait finir par constituer une sorte de halo étincelant autour de ta figure de père.

Toi et moi, nous avons toujours partagé un goût certain pour le jardin, pour le vent d’ouest et la mer dans tous ses états. À jamais nous partagerons le même port d’attache.

Mais l’histoire s’écrit à partir du présent.

Au revoir, mon papa.

Texte lu lors de ses funérailles en l’église de Sainte Marie sur/mer le samedi 4 février 2017
Photographie : Françoise Renaud

 

terre fertile

Je veux de la terre pour ma tombe. De la belle terre fertile – pas question d’ornements en plastique, pots, angelots, couronnes –, de la belle terre retenue par une bordure en schiste et nourrie des cellules de ma carcasse abandonnée. Une terre capable de faire surgir des fleurs en bulbes ou en arbustes, palette de fleurs qui accompagnerait la décomposition et après, produirait une sorte de musique naturelle pour continuer à me parler du monde.
Je ne serai plus là. Je serai sortie du rêve.
Les sentiments qui m’auraient transie et oppressée pourraient danser librement et contribuer à la joie.

À l’orée de la grande forêt, ce serait bien comme endroit pour la tombe.
Ou alors plein vent sur une falaise.
Oui, encore mieux la falaise, même s’il est difficile d’y faire venir des lupins et des roses. Des bruyères pourraient convenir. Quelques giroflées sauvages, un tamaris en guise de croix. Continue reading →

vers l’horizon perdu [1/2]

Ce texte a été écrit dans le cadre des Vases Communicants en liaison avec celui de Dominique Hasselmann qu’on peut retrouver ici.

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il sortait en général avant la tombée de la nuit — sans doute qu’il n’aimait pas le soleil —, il sortait de l’immeuble et se faufilait dans le flot des voitures et des passants en se faisant remarquer le moins possible — sans doute qu’il n’aimait pas se distinguer non plus, raison pour laquelle il portait des vêtements de couleur neutre, pantalon gris, gabardine d’un genre que tout le monde porte en ville et qui n’éveille aucun soupçon, jamais de chapeau ni autre fantaisie

tout de même cette façon singulière qu’il avait de se glisser entre les éléments qui encombraient son parcours : arbres, bancs, lampadaires, poussettes, fourgonnettes, laissait imaginer qu’il était suivi ou même étroitement surveillé ou qu’il pensait l’être, ce mouvement rapide du bras qui rabattait le pan du manteau tout en jetant un regard derrière lui, cette inquiétude perceptible au front, cette accélération du pas, cette réticence à dire parler sourire, même au boulanger qui lui servait quotidiennement sa baguette de campagne, voire un gâteau le samedi soir, rarement deux, ce qui laissait supposer qu’il vivait seul dans cet immeuble d’où il avait surgi comme en retard juste avant la fermeture des boutiques du quartier, certaines demeurant éclairées au-delà des horaires affichés sur la porte, chose qu’il avait bien notée et dont il profitait souvent Continue reading →

depuis qu’il a chuté de l’arbre

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Le rideau est presque tombé sur la scène où vit et a vécu mon père.  Enfin c’est pour bientôt, on ne sait pas quand. Dans quelques jours quelques semaines ou plus. On ne peut pas dire.

Depuis qu’il a chuté de l’arbre il y a trois semaines, abattu dans l’herbe au pied de son échelle, on est aux aguets. On épie la moindre amélioration de son état — pour le moment il n’y en a pas. L’homme est brisé. Il ne se lève plus ou guère. Seulement un court moment pour gagner son fauteuil ou s’assoir à la table, manger la soupe ou le plat de légumes. Ce qu’il peut manger.  Parce qu’il a du mal avec ses dents, les mauvaises, les manquantes. Alors seulement de la soupe, du yaourt, des fruits cuits. Continue reading →

de l’océan 1/2

Ce te texte a été publié le premier vendredi de septembre 2016 sur le blog de Marie-Christine Grimard dans le cadre des Vases Communicants.

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À la surface, ça court ça glisse comme sur une peau. On voit les petites langues levées par le vent puissant.
La ligne de rencontre entre ciel et mer est dure et précise, sans nuages.
Comme soulignée à la plume violette.

Les vagues s’annoncent au loin, à bonne distance de la côte. Chacune ressemble à une boursoufflure. Puis à une faille à travers le bleu brossé d’écume, à une tranchée. On y voit l’intérieur du ventre de la mer. On voit combien dedans ça bouscule et rugit, ça brasse et fracasse. Un corps d’homme serait irrésistiblement aspiré, emporté, chamboulé, avant d’être rejeté à demi-mort sur le sable.

Quand nous étions jeunes, nous enfants de la côte, nous adorions les tempêtes. Elles soulevaient des vagues énormes et remplissaient les criques jusqu’à la goule à marée haute, refoulant la marmaille estivante sur les bancs qui bordaient la corniche. Nous espérions l’orage qui ne manquait pas d’arriver autour du 15 août, accompagné d’un bref coup de vent. Ce jour-là nous enfourchions nos vélos pour gagner des rivages plus sauvages à l’écart du bourg. Plages réputées dangereuses. On ne disait rien à personne. On y allait, on déposait nos vélos à travers les genêts et on se jetait dans la bataille. Pendant plusieurs heures.
Cette ivresse à éprouver la force démente de l’eau,
le corps broyé,
les membres écartelés, la chevelure mêlée de sable et de sel.
Jusqu’à épuisement.
Chaque mur déferlant nous avalait, proposant quelque chose d’effrayant, et nous poussions des cris que nul n’entendait à cause du fracas monumental. Nous n’avions jamais peur, nous n’avions aucune mesure du danger. Parfois une vague plus vicieuse que les autres nous déportait vers la barrière noire des rochers. Nous sortions roués de coups, éraflés, ensanglantés. Nos mères nous demanderaient où donc nous étions encore allés nous fourrer. Nous dirions que ce n’était rien, ces bobos. Rien du tout. De toute façon nous nous en moquions, le paysage et le vacarme étaient nôtres, l’océan nous possédait, nous ne voulions rien d’autre qu’appartenir à ce monde qui nous avait vus naître et qui nous poussait vers l’avant avec en germe la conscience de la phosphorescence et de l’extrême beauté.

Photographie : Port Bourgenay, Vendée – ©Marie-Christine Grimard, 2014

elle regarde loin

Marie de M.

Elle regarde loin,  absorbe l’horizon.

Absorbe la lumière, les astres et la matière noire comme si elle possédait la connaissance de ce qui arrive en arrière du rideau. Un jour. On ne sait pas.

Les images se reflètent en arrière de son cerveau et se succèdent à une vitesse foudroyante comme si elle avait vécu longtemps et que les événements étaient encore vivaces. Le cerveau devient pareil à un meuble qui contient les odeurs et les visages et les silences échangés comme autant de paroles, une espèce de silence nourri de la vie — toute la vie héritée, quotidienne et intime —, la vie déroulée dans les chambres.

On comprend l’intensité de ce silence par le fond à la fois ombreux et scintillant de ses prunelles, plus éloquent qu’un discours, qu’une longue conversation.

On caresse sa joue à la peau si fine.

On veut tenter de rester réveillé devant ce morceau de miroir à nous-mêmes avant que la pluie ne se mette à tomber.

 

Autour du dessin d’encres de Sylvie Seigneuret  – ©Françoise Renaud
texte écrit dans le cadre de notre expo commune sur le Chemin des Z’Arts, été 2016, à Saint Laurent le Minier

 

le sentiment d’une traversée

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Nous n’avions jamais été aussi proches d’un véritable changement, d’un mouvement vers le haut, d’une transformation qui nous ferait lever les yeux vers la cime des arbres, la plupart en équilibre précaire, racines poussées entre rochers dans peu de terreau, tête attachée au ciel comme par un fil invisible. L’autre saison approchait. Nous étions à la lisière. Et nous étions prêts à courir sur le chemin pour voir ce qui arrivait. Bientôt nous aurions le souffle court, le visage rougi par la marche. Une fois parvenus loin des villages, nous nous enfoncerions dans un sous-bois — nous le faisions parfois quand nous étions plus jeunes et le désir d’amour nous jetait l’un contre l’autre en accord avec les rumeurs animales. Cette fois encore nous le ferions pour dissoudre nos consciences et précipiter la brusque remontée des souvenirs. Ensuite nous resterions dans l’immobilité, courbe du dos épousant la force du vent. Encore un peu nous garderions soudés nos doigts jusqu’à ce que l’heure nous reconduise vers l’autre réel et nous entraîne à repartir, à retrouver le chemin.

Ce jour-là nous nous tenions à la lisière des mondes, Continue reading →

vases communicants, mars 2016, avec Anne-Sophie Bruttmann

Pour les Vases Communicants de mars, j’accueille avec bonheur Anne-Sophie Bruttmann. Nous nous sommes rencontrées à travers la Toile et nous avons décidé d’écrire autour d’une même photographie, celle-ci — une des dernières d’Anne-Sophie. Elle a dit qu’elle l’aimait bien.
Voici comment elle se raconte : « Je suis chargée de com à France 5 pour vivre. J’écris depuis toujours, je collectionne des images depuis des millénaires et l’art est mon souffle. »

Et voici son texte.

les arbres maigres

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Il neigeait. Je ne voulais pas prendre la voiture. Mais je voulais aussi agir en fille normale. Je me suis décidée. En sortant j’ai claqué la porte. Je ne fais jamais ça d’habitude, je déteste le bruit. Comme quand petite, les fenêtres grinçaient et je me disais, ça y est ma mère a sauté, elle nous menaçait de ça tout le temps. Bon, la vie n’a aucun intérêt sans doute mais ça faisait quand même tout drôle. Tomber orphelin. La guerre interne, intestine, permanente et sans regrets.

Après il a fallu grandir. Enfin vieillir. Le temps a passé comme une allumette brûle. J’ai cherché beaucoup partout puis j’ai arrêté. La fatigue. Le découragement.

J’ai pris la voiture. J’ai roulé vers les quais, il neigeait toujours, c’était une véritable horreur. Continue reading →

grande muraille

Quelque part sur la frontière nord de la Chine, entre IIIe siècle et XVIIe siècle…

Life on Mars

Tout là-bas, le soleil en chute libre.
Quelqu’un le suit des yeux. Un homme.
Il sait que, lorsque la terre sera plongée dans les ténèbres, l’astre continuera de peser sur la mémoire du corps. En particulier sur les paupières, petites plaies et brûlures ne pouvant s’arrêter de suppurer. Pupilles brûlées aussi, pellicule opaque troublant la vue. Et c’est pareil pour chacun des hommes du chantier.
Ajoutés à ça, la poussière, le sable, la poudre issue des roches qu’ils taillent polissent et transportent sur leur dos.
La sueur qui pique la peau aux écorchures, repoussée d’un mouvement quasi automatique du poignet.
Si cruel ce pays désertique, torride le jour, glacial la nuit, avec des hordes de barbares qui déferlent pour dérober le peu qu’ils ont, quand bien même ils se trouvent défendus par une garnison de soldats — car ce n’est pas la main-d’œuvre qu’ils protègent, plutôt la muraille en train de se construire, et aussi les victuailles et les tentes du campement hérissées d’étendards où ils séjournent tous.

Une fois le soleil enfui, l’ombre met à nu les souffrances, corps rompus abattus sous des bâches.
Un court répit.
Quelques heures gémissantes.
Le rêve les emporte loin — rien d’autre que le rêve pour tenir —, loin dans le giron doux des femmes, mères et amantes laissées en arrière ou simplement inventées, loin dans la tendresse d’une progéniture perdue.
Ses rêves à lui ont la dureté du granit extrait à cœur de montagne, matière primitive, lave, fluide sanglant, si bien qu’il préfère leur faire barrage — il ne survivrait pas à l’appel de ces choses douces inaccessibles. Il choisit de se remplir du monde en train de se construire en dépit de la douleur et de la faim. Il épie le vent, les nuages, les herbes, les arbustes, les bêtes qui fuient dans leurs terriers. Il respire rumine le monde comme on marche, vivant tout simplement, la chute du soleil révélant chaque soir la topographie des lieux — il le sait, chaque soir il regarde — et, dans l’instant précis où l’astre chute, la véritable courbure de l’univers. C’est là sa plus grande joie.

Des siècles plus tard, des voyageurs équipés d’appareils à photographier viendront admirer ces formidables fortifications. Ils s’égaieront pépieront telle bande d’oiseaux gris et repartiront comme ils sont venus sans rien percevoir de la profondeur infinie du temps et de la couleur violente de la terre, nourrie de sang humain et de crépuscules.

 

texte inspiré par Life on Mars, photographie de Rick Glay, 2013

rien que pour vous

Marc-Riboud-Huangshan Mountains, China1986

Attentats de Paris, vendredi 13 novembre 2015.

 

Il y a deux jours, un ami m’a envoyé la liste des assassinés du Bataclan. J’ai commencé à lire. Stéphane, Nick, Jean-Jacques, Halima, Hodda, Chloé. Après le prénom et le nom, étaient inscrits l’âge, la nationalité. J’ai imaginé leurs visages. J’ai imaginé ce qu’ils s’étaient en train de se dire juste avant que la chose arrive. Ils étaient français, anglais, tunisiens, roumains, vénézuéliens. Peut-être qu’ils riaient ou se tenaient la main.
Je n’ai pas prêté beaucoup d’attention aux chaînes de télé qui ont raconté —  rabâché — l’histoire minute après minute pour faire de l’audience, si bien que je ne sais pas comment les fous de Dieu étaient entrés, avaient engagé leurs chargeurs et avaient pointé leurs fusils pour imposer leur loi, donner la leçon à ces innocents, Emmanuel, Macathéo, Élodie, tous les autres qui se trouvaient là pour la musique. Ils avaient affirmé que la guerre n’était qu’en son début et, à ce qu’il paraît, avaient réclamé l’assentiment de ceux qu’ils tenaient en joue — enfin, comment leur donner raison ? Depuis cet instant où l’info a commencé à circuler, mon cerveau a cherché à se représenter cette folie. Les types cagoulés en vêtements sombres ou treillis militaires, leurs voix gutturales, leurs gestes avec l’arme luisante dans leurs bras. Et puis la scène de carnage. Même la nuit. Dans mon sommeil. C’était le diable à coup sûr qui avait généré un tel événement. Pour échapper au sort certains avaient couru comme s’ils avaient fui une coulée de lave, un incendie. Même avec une balle dans la cuisse. Leurs cheveux étaient collés du sang des autres. Ils portaient l’horreur dans leurs yeux.

Vendredi 13. Personne n’oubliera. Continue reading →

hors de portée du chagrin

Lichen, pays de Retz, 2015, photographie de Françoise Renaud

écrire au gré d’un voyage vers l’Ouest avec la peur de me répéter…
L’impression d’entailler à peine la chair, d’effleurer le sujet. Dans ces textes brefs écrits à la volée, je sens dès la première ligne que se tient là toute une matière gisante, disponible. Offerte. Ici pourtant, rien qu’un embryon qui pourrait devenir plus solide, plus universel… plus tard, sans doute…

 

Chaque fois, il me fait pleurer des larmes de sang.

Lui. Raide, bouffi. Toujours silencieux — mon père. Muré dans sa pénombre. Blindé. Fermé aux propositions de la vie.

Parler, il ne sait pas. L’a-t-il jamais su ? (quelque chose que j’ai déjà écrit) Nous avions passé notre jeunesse à réclamer son attention, ses mots de tendresse, son affection. Rien. Et c’est fini maintenant, il n’y aura rien. Rien de plus, rien de moins. Juste son corps terriblement vieilli depuis ma dernière visite. Pas courbé, non. Plutôt affaissé, accablé de fardeaux invisibles. Son visage désormais n’est que ruine. Comme il ne porte plus ses lunettes, on voit plusieurs cernes concentriques et grisâtres lui manger les joues. Sa respiration est oppressante. Sa voix, quand elle se manifeste pour des choses vitales — réclamer du pain, dire qu’il a assez de soupe, demander où diable est rangée sa casquette — est mal assurée, déraille même, cherchant recours dans le cri. Fines lèvres pincées à se fendre. C’est un fait, l’homme est prêt à crier pour un rien alors qu’il devrait lâcher prise. Il est à cran.
Peut-être qu’il  ne supporte plus de vivre. Bientôt quatre-vingt treize ans. Trop long peut-être, trop douloureux, le corps aux articulations usées.
Peut-être qu’à force de souffrir, il est devenu indifférent. Ou qu’il ne veut plus.

Jeune, il portait déjà les stigmates d’une certaine fermeture, dureté dans les yeux et sécheresse des mains. Jamais méchant, ça non, mais agaçant avec sa perpétuelle quête de reconnaissance, jouant des coudes dans la marée humaine pour se faire voir plus que les autres. Continue reading →