TERRAIN FRAGILE – journal de saison, mars 2026

dimanche 1er mars 2026, Les Fougères
À peine la page refermée que j’en ouvre une autre. Pas de temps mort. Tout de suite repartir à l’assaut d’un nouveau mois qui s’annonce plus ensoleillé. D’ailleurs ça frémit au dehors.
J’ai taillé la haie d’hortensias, songé à l’été prochain quand ils auront poussé leurs inflorescences bleu de cendre, planté des laitues d’hiver qui vont se développer même s’il fait froid. Partout les bulbes poussent des tiges courtes au-dessus de la terre, promesse du surgissement de la couleur.

lundi 2 mars
Appel de Patricia qui revient du Vietnam. Elle me dit cette étrangeté ressentie au retour du voyage en Asie, cette différence entre les mondes. Ensuite la journée glisse sur moi. Je repense à mes voyages en Orient, à Annie toujours aux Philippines.

mardi 3 mars
Pleine lune de mars. Se couchera ce soir à 19 h 12, dernière lune d’hiver avant l’équinoxe.

au matin très frais
on entend les voix de la terre
rosée en parure

mercredi 4 mars
J’ai passé un moment avec René Thibaut, quelqu’un que je ne connais que par les mots. Le 23 février il écrit dans son blog Nuit et Jour : « Je plonge dans la rivière. Je veux sentir cela en nageant entre deux eaux, car ce n’est ni la surface où je vis maladroite vieillesse, ni le reflet du passé disparu, c’est mon présent glissant dans le courant. »
Chez lui, c’est toujours plein de rêves et de peintures. J’aime aller m’y promener et lui passe régulièrement par ici.

jeudi 5 mars
Poursuivre au matin la lecture de Souviens-toi des abeilles de Zineb Mehouar.
« On connaît toujours les vraies réponses, les plus intimes, on les ressent avec le ventre, et dans son ventre à lui, toujours quelque chose qui se serre, qui vacille lorsqu’il pense à Aïcha et à la liberté immense qu’il percevait dans ses yeux… Omar sentait bien que, pour lui aussi, cette liberté était vitale. »

vendredi 6 mars
Visite virtuelle chez Emmanuelle, metteuse en scène d’opéra, qui publie une page de son journal Écrire l’hiver. Je lui dépose un commentaire à propos de la frontière même entre ce qui doit se taire et ce qui peut se dire
« Probablement là où se situe la limite du possible des mots pour chacun, mais pourquoi « doit se taire » ? peut-être que ce n’est pas le verbe devoir qu’il faudrait, car il n’y a pas de morale là-dedans, juste le degré auquel on peut s’avancer sans que la peur nous paralyse (soudain l’image du volcanologue qui va toujours plus loin pour observer de près au risque de mourir à cause des gaz inhalés ou des pluies de rocher). La ligne entre ciel et forêts pénètre plus avant dans la chair, non pas comme une ligne de crête, plutôt comme une ligne de fracture, une ligne de chair sans rien devoir à personne… juste pour soi… »

Pendant ce temps la nature se bouscule. Le magnolia pousse ses fleurs géantes et la haie de forsythias illumine le flanc ouest du jardin.

samedi 7 mars
Hantée par le bruit des bombes, l’ampleur des destructions. Ironie de l’histoire, la puissance américaine sollicite le savoir ukrainien.

dimanche 8 mars
Une mésange bleue est venue percuter la vitre, trompée par les reflets du soleil descendant. Je n’ai pas réussi à ranimer son petit corps coloré si doux. La vie furtive, éphémère.

douce créature
prise dans la vastitude
en moi trop de peine


lundi 9 mars
Quelques vers me retiennent dans le long poème de Gracia Bejjani publié hier dans son carnet.
il y a maintenant un livre
entre le monde et mon corps
– protégée et exposée
par l’écriture expirée

Ainsi soulignée la naissance d’un livre comme une mise en lumière, mais aussi une mise en danger. Me revient ce sentiment éprouvé lors de la parution de L’enfant de ma Mère en 1997. Le livre était arrivé par la Poste. Il était bien réel. Une fois posé sur la table, il m’interpelait et les révélations qu’il contenait m’apparaissaient soudain dangereuses.

mardi 10 mars
Parlé à Petite Mère au téléphone. À nouveau elle a le désir de marcher le matin jusqu’aux Petites Vallées avec le soleil. Plaisir de l’entendre, de l’imaginer avançant sous les chênes verts et rejoignant la plateforme rocheuse pour contempler la mer.

à pas si menus
son souffle murmure de vie
femme et mère

L’après-midi, j’en bave avec la taille des rosiers négligés depuis plusieurs années pareils à une jungle mêlée de ronces. J’ai les bras griffés en dépit des gants et des manches, et aussi la figure.

mercredi 11 mars, Les Fougères
M’attarder chez Juliette qui exprime les transformations de la saison (Les Enlivreurs)
« … c’est à nous humains, de nous frotter les yeux pour ne pas en manquer de ces naissances de fleurs, de ces déplis de feuilles, applaudir à chacune qui déploie ses capteurs avides de chlorophylle, capables de transformer la lumière en matière. »
Prodigieux mécanisme de la photosynthèse, oui mais d’abord la fantastique poussée des sèves dans les canaux des tiges et des troncs.

jeudi 12 mars
Le mot élan me revient ce matin comme un boomerang : l’élan de la végétation, l’élan en nous pour créer. C’est lui qu’il faut rechercher quand on est pétrifié et qu’on rôde sans pouvoir faire avancer le travail d’écriture.
Il me semble justement retrouver de l’élan vers mes Hommes du Nord (un titre qui me cause de lointains ancêtres).

vendredi 13 mars
Un an de haïku paraît ces jours-ci. Un travail modeste et assidu qu’il fallait rendre visible. À travers lui, s’est dessiné un sillon d’émotion vers Philippe C., à l’origine du projet, et mon appréhension du présent s’est élargie au cours de cette expérience forte.

un nouveau livre
il pousse le temps derrière

tant de jours à vif

samedi 14 mars
Juste goûter à la vive lumière du jour. Réussir à ne rien faire.
Annie est rentrée au village, je la verrai bientôt.

dimanche 15 mars
La chatte offre son ventre au soleil et réclame ma caresse. Je relis ce paragraphe travaillé ce matin.

Chaque jour Linagred guettait les aurores et les cieux crépusculaires. Il observait les vents, leurs circulations, leurs directions
dominantes. Il observait les oiseaux, en particulier ceux qui possèdent des tâches noires et blanches au cœur des plumes
capables de les protéger du froid quand ils tombent en sommeil. Il connaissait le moyen, tout comme les oiseaux, de préserver son repos.
Pareille à ces touffes de plumes au pouvoir isolant, une quantité de patience était tapie en lui. Il lui en fallait pour demeurer vivant.

mardi 18 mars, au fort du printemps
« Écrire c’est se créer des voyages, naviguer dans le temps… Écrire est une pulsion de vie. »
Les mots de Serge, ami retrouvé après tant d’années et de périples, me parviennent. Définir le geste d’écrire n’est pas simple, chacun a son approche, mais la pulsion de vie me paraît essentielle — « élan » dont je parlais il y a quelques jours.

jeudi 19 mars
Deux heures à tailler les sauges et à nettoyer les fraisiers.
Annie passe pour le thé. Elle se remet du long voyage.

vendredi 20 mars, 1er jour du printemps
J’ai trouvé une feuille toute mangée, il ne reste que les nervures. Si délicat. On dirait un morceau de dentelle.

samedi 21 mars
L’après-midi, j’ouvre souvent la porte de l’enclos et les poulettes se précipitent pour explorer le versant nord du coteau. Alba et Lisa aiment fouiller sous le sumac de Virginie ou dans le massif d’hortensias, là où c’est frais et confortable. Infatigables. J’observe leur plaisir.

dimanche 22 mars

assister sans bruit
au commencement de la nuit
vivant respirant

hulottes et effraies
froissements ululements

leurs corps déployés

lundi 23 mars, avant de fermer le poulailler
Beauté du crépuscule.
J’ai déclenché des images en chaîne pour la saisir. Je sentais au-delà, plus à l’ouest, l’océan qui me parlait.

au fini du jour
fascinants crépuscules
je photographie

mardi 24 mars, pieds sous la couette
Un virus me tient depuis plusieurs jours au point que j’en ai perdu l’odorat. Une part de mon présent m’échappe désormais. Plus de senteurs à suivre et j’en ressens le manque. Je cherche là où il se niche, dans le corps ou bien dans l’espace. Le paysage n’a plus tout à fait le même goût — pareil pour la nourriture –, il m’apparaît avec une densité différente comme si je n’étais plus capable de saisir en lui toute l’épaisseur du vivant,
la part du remuant et du florissant,
la part ailée et arborée,
la part du vent,
la part du silence,
comme si toute chose possédait un parfum et, quand il s’absente, l’équilibre en est modifié.
Mon corps aussi.
Je porte mes doigts vers mon visage. Rien à faire, je ne retrouve pas l’odeur d’écorce de mandarine après l’avoir épluchée ni l’odeur du bouillon de légumes que je suis en train de surveiller. Est-ce que ça va revenir ?

mercredi 25 mars
Tenir ce journal de saison me permet de me faire une idée juste sur la matière qui bouge chaque mois, apparaît ou disparaît, se transforme ou se renouvelle. Ce qui nous entoure est vraiment très impressionnant.
Par exemple, ce vent de printemps souffle dans les corolles multipliées du cerisier.

jeudi 26 mars, à ma table de travail
Philippe S. m’écrit à propos d’Un an de Haïku :
« Je me suis fait le plaisir de lire, alors que ce mois est encore tout près de notre actuelle fin mars, les haïku de février… Surprise ! Ce n’est pas seulement février passé mais tous les févriers connus qui me sont revenus, une mosaïque de sensations de tous les févriers connus dans ma vie avec ses confidences d’arbres, de terre et de lumière… »
Dans cet instant il n’y a pas de plus beau ni de plus simple compliment.

vendredi 27 mars
L’odorat me revient peu à peu, je m’en fais une fête.

samedi 28 mars
J’ai commencé à écrire sur cette page le 1er mai 2025 alors que le projet Haïku en était presque à mi-parcours. Le journal est devenu mon deuxième rituel, comme un geste incontournable, un geste qui a fait que mon regard a changé imperceptiblement. Pas de ville en arrière-plan, pas de figurants sinon mes animaux compagnons, pas d’intrigue. Pourtant, se déroule en trame de fond le récit d’une vie secrète qui n’appartient à personne et dont je suis le témoin, une vie libre qui réclame et vibre dans le silence, tout comme le haïku.

samedi 28 mars, temps à la pluie
La lumière a changé ce matin, brume et ciel sombre à suivre qui embrase le vert des prairies, un vert inconnu à la confluence de l’hiver et du printemps, un vert de renaissance. J’observe le contraste qu’il dessine avec les bois encore nus.

dimanche 29 mars, cinéma L’Éden
Avec Annie, nous allons au cinéma. « Soulèvements » de Thomas Lacoste. Nous sommes emportées par la force et la beauté des visages, bouleversées par l’émotion dégagée par ces témoignages réunis.
Je me rends compte combien mon enfance paysanne m’habite, combien mon choix récent de vie loin des villes dans une zone de nature privilégiée correspond à mes aspirations profondes. J’ai besoin de cette sincérité, de cette beauté à l’entour. J’ai besoin de cette possibilité de l’observer, la connaître, l’écrire, la cultiver, la célébrer, la protéger.

lundi 30 mars
Alba la blanche semblait malade ce matin. Finalement elle a bien voulu aller sous le sumac, a mangé un peu de semoule au saindoux. Même si elle ne fait plus d’œufs à cause de son âge, elle est devenue compagne de Lisa. On ne peut les séparer.

mardi 31 mars, retour du froid
Alba va bien. Elle est venue me chercher plusieurs fois jusqu’à mon bureau. Me voilà rassurée.
Je demeure encore sous l’impact du zoom d’hier soir avec les amis de Tiers Livre. On a parlé de Un an de Haïku et ça a fait beaucoup de bien.
Eve m’écrit : « Je l’ai lu comme un récit de voyage dans le quotidien à peine suggéré d’une femme d’aujourd’hui, usant d’un art ô combien difficile et loin de notre culture occidentale. Un récit avec des envolées et des fulgurances, des arrêts sur image et, tapie dans l’ombre ou clairement honorée, mère Nature si chère à nos petites vies. »
Et Gilda : « C’est un bel objet, il a du sens et il est précieux pour moi. »
Tous ces retours me sont chers et me donnent à pleurer.

au fini du jour
les émotions des autres
douces à recueillir


Photographies ©Françoise Renaud, mars 2026

18 commentaires

  1. Jacqueline Vincent

    Un mois après l’autre ce sont des couleurs différentes qui se déploient et nous enchantent…Un élan vers la beauté d’une nature toujours renouvelée et vers l’âme des êtres et des choses qui se cache derrière trois petites phrases…tes haïkus sont un enchantement qui illuminent tes journées et nos vies.
    Jacqueline.

    • rien ne m’avait annoncé ton passage par ici et je te trouve ce matin telle petite fée de Savoie picorant mes jours
      oui c’est fou comme de chaque mois se dégage une couleur, je ne le savais pas avant de tenter l’aventure en côtoyant de si près la saison…
      merci à toi, ma fidèle au long cours

  2. « souviens toi des abeilles » Anir, Jeddy vivent tout près du rucher du Saint… histoire toute en sensibilité… petite mésange étais-tu si pressée de t’éteindre ? n’avais-tu pas envie de voir et profiter de l’explosion de la nature dont tu étais une petite reine…
    un haïku au hasard de l’ouverture du recueil mais en respectant l’ordre des saisons tout de même : réflexion, introspection, rêve. Merci Françoise.

    • Oui, tu soulignes ce rapport entre la tenue du journal de saison et l’émergence du livre « Un an de Haïku » qui marque mon année 2025
      le journal débuté en mai s’est déclenché dans ce climat d’un haïku par jour pour Philippe, en a accueilli quelques-uns et a commencé à dessiner une certaine harmonie entre le temps et le lieu
      merci Odile pour toute ta douceur et la délicatesse de ton écho…

  3. Comme une chanson est l’architecture de votre journal : c’est une maison pleine de fenêtres…
    Vous laissez surgir les fleurs, elles se révèlent d’une taille et d’une présence qui éclipsent les mots — mais eux restent mentalement à faire écho ou chanter tandis qu’elles ont la simplicité de disparaître quand on ne les regarde plus.
    Un temps de jeunesse insouciante, et le temps qui passe, qui a déjà beaucoup voyagé. Vous ouvrez des portes, qui donnent directement chez les autres, on comprend que vous en avez la clé, en amie, et que si l’on vous suit, l’amitié sera partagée. Mais contre une vitre, la mort d’un oiseau, derrière une porte, la guerre, vous ne le cachez pas.
    Mais le plus original, et le plus magique aussi, dans ce journal, c’est la présence du lieu, au moment précis de le lire, « par exemple, ce vent de printemps [qui] souffle dans les corolles multipliées du cerisier », et les fleurs sont déjà là, d’où qu’elles viennent, elles ont perçu immédiatement le message et leurs petits visages blancs et boutonneux disent qu’aucun mot ne les remplacera.

    • Vos mots, René, viennent donner sens au lien quotidien à cette page qui s’écrit sous mes yeux avec le Temps, le Lieu et le Moment (on ne saurait l’écrire d’un coup)…
      d’où cette idée d’architecture qui se construit, se dresse peu à peu devant moi dans le silence.
      J’essaie de conserver ce même lâcher-prise que j’ai connu avec ce travail autour du haïku chaque jour de 2005, de faire en sorte que le regard n’ait pas de barrières, que le mot juste s’annonce sans surplus, sans gras, sans morale ni préjugé.
      Juste trouver la grâce, par exemple en ces fleurs blanches mousseuses bouleversées de vent…
      Merci d’être passé par Les Fougères…

  4. Sicard falconetti

    Coucou ma chère Françoise merci pour ce journal de mars 2026, tu parles si bien de cette nature magnifique qui nous apporte beaucoup. Et il faut prendre le temps de la regarder, de la sauvegarder, la nature nous apporte beaucoup, à moi principalement, et merci pour toutes ces photos magnifiques.
    Avec toujours autant de plaisir de te lire, tes textes sont tellement apaisants. Merci. Je t’embrasse très fort
    Martine

  5. Émotion partagée pour cette petite mésange et c’est beau de l’avoir ainsi immortalisée, son souvenir restera. Tellement d’animaux disparaissent sans que personne s’en soucie, et d’humains aussi. Oui, cet élan du printemps qui nous pousse même s’il aime à se faire pluvieux et nous calfeutrer. A tous les coups, il nous pousse à créer…. Et ces feuilles pareilles à de la dentelle, j’aime les collectionner à l’automne.
    Merci, chère Françoise, pour ces nouvelles d’une vie loin des villes.

    • J’ai eu du mal à me séparer du corps si émouvant de cette petite mésange. Je l’ai conservée longtemps dans un écrin d’écorces au bord du jardin.
      Tes échos me touchent et m’atteignent en ce pays loin des villes…

  6. Philippe Sahuc Saüc

    J’ai fait l’expérience de lire les haïku de mars d’un an de haïku, de mars 2025 donc. Et puis très vite après me suis plongé dans ce journal de saison de mars 2026. Et j’ai eu un tel plaisir à redécouvrir dans mes yeux lisant que mars était si changeant et aussi toujours vibrant… En tout cas, pour toi, Françoise, comme il l’est aussi pour moi.

    • Merci Philippe, pour cette passerelle installée entre l’ouvrage « Un An de Haïku » (expérience 2025) et la tenue de ce journal de saison… tout est relié dans l’incandescence ou dans la brume (comme ce matin), d’une saison à l’autre, entre observations sensations perceptions
      et on se rend bien compte, avec la palette d’images (à laquelle je tiens énormément, jamais comme illustration mais plutôt ponctuation), de la couleur de ce moment particulier… ô mars, mois de printemps, sortie fascinante des corolles aux teintes douces contre le bois nu
      ton passage est toujours très attendu…

  7. Ton journal chaque mois est un rendez-vous devenu pour moi indispensable. Tu soulignes si bien ces petits détails à côté desquels on passe trop souvent, et qui pourtant sont la vie.

    • Ce regard qu’on ne cesse d’affûter comme si on voulait être encore plus vivant…
      Si difficile et long d’apprendre à sentir…
      Ainsi tu l’écris, les plus minuscules sensations composent les plus vastes événements
      Merci ami Philippe

  8. Beauté de tes mots, bonté de tes mots, la petite mésange bleue n’a pas choisi de partir mais a dû être rassurée de te côtoyer avant la glissade.

  9. Juliette Derimay

    Passage tardif du côté de ton mois de mars, emportée par les élans du printemps, l’élan des haïku, l’envie que ça ne s’arrête pas à la fin de ton livre et d’y goûter aussi… Toujours impressionnée par ce tissage si fin de tes lectures, visites aux sites amis et écritures, et le jardin, les travaux et les inquiétudes, voire les peines (pauvre mésange, ça nous arrive aussi, et même désarroi quand elles ne repartent pas).
    Et échos toujours de nos natures autour, indispensables à leurs vies autant qu’aux nôtres !
    Merci pour la communauté de nos attentions…

    • Chère Juliette, j’attends ton passage par ici chaque fin de mois comme un rituel, comme une nouvelle passerelle à établir entre nos mondes qui continuerait à se tisser, se renforcer, s’élargir
      Merci pour ta lecture et ta visite…

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