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	<title>peu de mots &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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		<title>peu de mots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2019 17:14:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[j&#8217;ai commencé un livre et chaque phrase est si forte que je suis dans l&#8217;incapacité d&#8217;avancer ma lecture&#8230; je reste là et je relis, impossible de tourner la page, tout se passe comme si ces quelques mots &#8212; peu de mots &#8212; avaient le pouvoir de révéler des choses qui m&#8217;avaient échappé jusque là et &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/peu-de-mots/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« peu de mots »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/02/Chine_Yunnan_Shaxi-91_carré.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-1935" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/02/Chine_Yunnan_Shaxi-91_carré.jpg" alt="" width="640" height="641" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/02/Chine_Yunnan_Shaxi-91_carré.jpg 705w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/02/Chine_Yunnan_Shaxi-91_carré-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/02/Chine_Yunnan_Shaxi-91_carré-300x300.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">j&rsquo;ai commencé un livre et chaque phrase est si forte que je suis dans l&rsquo;incapacité d&rsquo;avancer ma lecture&#8230; je reste là et je relis, impossible de tourner la page, tout se passe comme si ces quelques mots &#8212; peu de mots &#8212; avaient le pouvoir de révéler des choses qui m&rsquo;avaient échappé jusque là et résonnaient sans fin&#8230; mon corps s&rsquo;agite, mes doigts frottent le feuillet comme pour l&rsquo;interroger&#8230; le genre de livre écrit avec ce qu&rsquo;il faut de grâce et de simplicité pour toucher les zones secrètes écartées de notre conscience (comme j&rsquo;aimerais moi aussi écrire des livres qui ressemblent à celui-là)</p>
<p style="text-align: justify;">ils percutent notre peau comme celle d&rsquo;un tambour<span id="more-1917"></span></p>
<p style="text-align: justify;">ils sont musique et danse et joie</p>
<p style="text-align: justify;">ils nous emportent dans l&rsquo;air &#8212; et même très haut &#8211;, sans doute parce que tout tient ensemble dans un parfait équilibre : l&rsquo;événement (même minime), le brut et le sublime</p>
<p style="text-align: justify;">car pas vraiment de place pour le récit (tout a déjà été raconté, peu importe, c&rsquo;est la façon, le style, l&rsquo;impact),<br />
il y a seulement la puissance et la fièvre des mots qui font avancer le livre par petits sauts pareils à ceux des petits rongeurs qui grimpent aux arbres, car le livre ne sait pas au commencement où il va, dans quels recoins il va nous emporter, le livre commence à tâtons, se construit avec le temps même au cours duquel il s&rsquo;écrit, avec la matière qu&rsquo;il remue autour ou dedans, il va et vient et revient, s&#8217;empare des riens, court le long des fossés et des nefs d&rsquo;église où l&rsquo;on s&rsquo;est réfugié parce qu&rsquo;il faisait froid ou au contraire parce qu&rsquo;on rêvait d&rsquo;un espace frais et paisible, attrape les fragments d&rsquo;une lettre qui vient d&rsquo;arriver et qui est posée sur la table, des miettes de pain, des rigoles où l&rsquo;eau coule pour remplir les abreuvoirs, des bruits qui proviennent de la cuisine où se prépare un repas, de la rue calme, des rumeurs du vent, du passage d&rsquo;un promeneur</p>
<p style="text-align: justify;">le livre n&rsquo;a pas de fin, il coule entre les doigts, fluide et souple, il parle des bonheurs et des blessures, des épuisements et des marches à travers la montagne, des bêtes qu&rsquo;on y a croisées, des grottes à demi explorées, du précieux ravivé en nous par la beauté d&rsquo;un matin ou d&rsquo;un soir, du froid cruel ressenti à marcher dans une ville russe ou de la douceur éprouvée à subir une averse de neige, le livre s&rsquo;écrit tout en allant vers son destin, il épuise un par un les petits riens que personne ne voit, et le chat vient s&rsquo;installer sur les papiers, le silence, la nuit qui remplit la fenêtre, tout est là dans le réel : la vie et l&rsquo;enfance en arrière pour chacun de nous, l&rsquo;oubli de soi pour l&rsquo;autre &#8212; ce qu&rsquo;on appelle l&rsquo;amour &#8211;, l&rsquo;élan des papillons autour de la fleur et l&rsquo;immobilité pour une nuit d&rsquo;écriture, mots tout juste posés sur le monde&#8230; surtout continuer, ne pas se décourager, avancer avec joie, écrire, écrire, vous dire tout cela</p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie @Charlotte Renaud, 2017</em></p>
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