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	<title>Paula Modersohn-Becker &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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		<title>en mon for intérieur &#8211; jour #16</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2020 15:22:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[en mon for intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[confinement]]></category>
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					<description><![CDATA[pour quelqu&#8217;un qui s&#8217;en va&#8230; je reste dans le souvenir d&#8217;elle partie il y a peu de jours et je pose ces mots simples — comme une chanson — et puis j&#8217;attends pour voir s&#8217;il va se passer quelque chose je ne veux pas céder à la tristesse ni me soumettre à la facilité d&#8217;une &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-mon-for-interieur-jour-16/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« en mon for intérieur &#8211; jour #16 »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>pour quelqu&rsquo;un qui s&rsquo;en va&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;">je reste dans le souvenir d&rsquo;elle partie il y a peu de jours et je pose ces mots simples — comme une chanson — et puis j&rsquo;attends pour voir s&rsquo;il va se passer quelque chose<br />
je ne veux pas céder à la tristesse ni me soumettre à la facilité d&rsquo;une lamentation stérile, je veux accéder à un profond souvenir d&rsquo;elle<br />
je veux me remplir de joie à l&rsquo;idée que oui, elle a tout de même eu une belle vie, elle a habité une maison à la campagne et son jardin était rempli de roses, au fond un carré de poireaux et de choux pour la soupe d&rsquo;hiver, elle a eu un mari gentil et des enfants, plusieurs, ils ont fait leur vie à leur tour, l&rsquo;un d&rsquo;eux sur un autre continent, le hameau près de la rivière n&rsquo;a pas tellement changé, on en reconnaît bien l&rsquo;entrée sur la gauche en allant vers Saint Père, ensuite la petite montée jusqu&rsquo;à atteindre la cour avec tracteur devant le hangar</p>
<p style="text-align: justify;">mon père faisait souvent le détour par chez eux quand son mari vivait, un copain de régiment et de jeunesse (mon père n&rsquo;en avait pas cinquante, par conséquent il y tenait, et eux l&rsquo;appréciaient en dépit de son caractère grognon), sans doute que les étrangers à notre famille le supportaient mieux que nous, reconnaissaient et aimaient les traits majeurs de son tempérament : ténacité, courage, curiosité (bien des connaissances acquises sur le tas), mais aujourd&rsquo;hui je ne veux pas parler de lui — le bougre vient toujours s&rsquo;entortiller dans mes histoires comme un liseron résistant prêt à toutes les escalades, aussi pour une fois je l&rsquo;invite à rester à sa place de visiteur dans la maison de Rolande, assis à la table de la cuisine devant une tasse de café ou un verre de blanc  — car je veux évoquer sa voix à elle, sa bonne humeur à elle, brave petite femme dans les tempêtes emportée par la puissante marée du temps, ses yeux fermés sur le lit et son corps froid, elle a abandonné la partie et je la comprends (comment trouver de l&rsquo;intérêt à poursuivre dans ces conditions, privée du sourire de son fils cadet dans la dernière longueur de sa vie ? mieux vaut descendre du train), alors son cœur s&rsquo;est arrêté de battre, et de cet arrêt pareil au jet d&rsquo;un caillou dans un lac s&rsquo;est propagée une onde ample et magnifique qui a fini par atteindre les rives et toucher ceux qui vivaient là, marchaient dans la forêt ou arpentaient de long en large leur appartement, résistant à une période difficile — disette, isolement, maladie —</p>
<p style="text-align: justify;">je regarde l&rsquo;onde progresser à la surface du lac où se reflètent les nuages mêlés à son visage, et je l&rsquo;imagine petite fille, ses yeux clairs, son petit visage mutin</p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;">Illustration :<em> Autoportrait du 6ème anniversaire de mariage</em>, Paula Modersohn-Becker, 1906</p>
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