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	<title>liberté &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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		<title>Libre et paisible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2015 08:09:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[Création]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/07/DSCF5202.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-264" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/07/DSCF5202-1024x768.jpg" alt="Eau vive, photographie de Françoise Renaud, 2014" width="659" height="495" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/07/DSCF5202-1024x768.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/07/DSCF5202-300x225.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/07/DSCF5202-1200x900.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/07/DSCF5202.jpg 2048w" sizes="(max-width: 659px) 100vw, 659px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">« L&rsquo;art de création exige la liberté et la paix. Aucune roue ne doit grincer, aucune lumière vaciller. Les rideaux doivent être bien tirés. L&rsquo;écrivain, pensais-je, une fois que son expérience est terminée, doit pouvoir s&rsquo;abandonner et laisser son esprit célébrer ses noces dans l&rsquo;obscurité. Il ne faut pas qu&rsquo;il regarde ce qui se passe ou qu&rsquo;il pose des questions concernant ce qu&rsquo;il fait. Il doit bien plutôt arracher les pétales d&rsquo;une rose ou regarder les cygnes doucement se laisser emporter par le fleuve. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà que je m&rsquo;en retourne vers Virginia Woolf qui prônait une chambre à soi, quelques livres sterling de rente et suffisamment de solitude pour avoir accès à la lumière blanche de la vérité. Et je m&rsquo;en retourne aussi vers l&rsquo;écriture, cette expression incessante de l&rsquo;être qui se réveille, respire tout le jour et s&rsquo;endort avec difficulté parce que rien n&rsquo;est encore accompli de l’œuvre − cette inquiétude de ne jamais atteindre le seuil, de ne pas travailler avec assez de force, de ne pas s&rsquo;enfoncer suffisamment profond dans la matière du fleuve. Virginia l&rsquo;avait fait. Pour en finir. Elle l&rsquo;avait choisi. Elle était entrée dans la rivière Ouse, résolue.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis née bien après elle et je n&rsquo;ai pas besoin de cacher mes manuscrits des yeux fureteurs d&rsquo;un père ou d&rsquo;un mari, ou de mettre sous cloche mon esprit. Je peux exprimer ce qui me tourmente et ce qui me réjouit, m&rsquo;émerveiller ou m’apitoyer, et c&rsquo;est là une chose inestimable. Je peux inventer des personnages de roman, hommes et femmes, les faire se rencontrer, se détester, puiser dans la société qui s&rsquo;agite pour restituer des émotions et des histoires. Je peux m&rsquo;aventurer dans les forêts, au milieu des lacs et des mers. Je peux ouvrir des passages secrets, ensanglanter des visages, dépeindre des visions d&rsquo;enfer ou de paradis. Je peux aussi m&rsquo;adonner à la contemplation et à la poésie, griffonner des chroniques, des textes brefs pour mon blog sur la toile. En bref, je peux écrire. Créer.<br />
En liberté.<br />
Ou presque.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est arrivé que certains de mes textes touchent si justement − si durement − que j&rsquo;ai été mise en demeure de les retirer du domaine public, par soit-disant respect pour les défunts ou autres arguments du même genre. Vaines menaces. Ces textes disaient seulement la vérité.<br />
Les textes vivent de toute façon, ils sont publiés quelque part, sont lus, sont appréciés, aimés ou détestés, diffusés. L&rsquo;écriture se glisse dans les interstices de l&rsquo;espace-temps quels que soient ses forme et support. Je ne veux pas me résigner. Je veux continuer jusqu&rsquo;à saigner. Ma liberté crie entre les mots comme le flot jaillit entre les rochers.</p>
<p style="text-align: right; font-size: 14px;">Extrait de <i>A Room of One&rsquo;s Own, </i>de Virginia Woolf,1929<br />
Photographie de Françoise Renaud, ©2014</p>
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