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	<title>lecture &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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	<title>lecture &#8211; Terrain Fragile</title>
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		<title>la maison et le vent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2021 13:30:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[pays]]></category>
		<category><![CDATA[Argentine]]></category>
		<category><![CDATA[la maison et le vent]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[Photographie ©Charlotte Renaud, Bolivie 2018 un récit d’Héctor Tizón &#160; J’ouvre la première page du livre et je pars en voyage. Un long voyage de solitude. Je n’entends plus la musique du bar, j’entends seulement le vent qui balaie les hauts plateaux argentins, je vois « le ciel très haut et très clair ; il &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/la-maison-et-le-vent/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« la maison et le vent »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right; font-size: 14px;"><em>Photographie ©Charlotte Renaud, Bolivie 2018</em></p>
<p><em>un récit d’Héctor Tizón</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">J’ouvre la première page du livre et je pars en voyage. Un long voyage de solitude.</p>
<p style="text-align: justify;">Je n’entends plus la musique du bar, j’entends seulement le vent qui balaie les hauts plateaux argentins, je vois « le ciel très haut et très clair ; il va geler ». Contre le ciel, les cimes blanches du Bonete et de l’Esmoraca. Et je vois le condor planer et j’entends la plainte d’un lama aux jambes brisées tombé dans un ravin.</p>
<p style="text-align: justify;">J’accompagne pas à pas le personnage qui se dévoile, à demi-mots. Il est avocat et écrivain. Il a décidé de fuir la répression, de s’arracher aux griffes de la dictature qui étouffe son pays — une décision si difficile à prendre. Il a dû abandonner sa maison, ses chiens. Souvent il en parle alors qu’il s’avance au milieu des montagnes désolées pour gagner la frontière bolivienne à bord de charrettes, autocars ou camions conduits par des compagnons de fortune.</p>
<p style="text-align: justify;">« Les visages des hommes se répètent au fil du temps, et je suis de nouveau un enfant errant à la recherche d’une maison. »</p>
<p style="text-align: justify;">Le texte glisse entre les doigts, à la fois âpre comme le paysage de ce monde d&rsquo;altitude et doux comme la peau des femmes ou le museau d’une brebis. J’ai envie de poursuivre même si je sais que je n’en apprendrai pas beaucoup plus. Juste ce voyage aux limites de sa propre douleur et des souvenirs qui nous hantent.</p>
<p> « En dehors de ce qui est ici, rien n’existe. »</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-3116 alignright" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2021/03/HectorTIZON.jpg" alt="" width="298" height="571" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2021/03/HectorTIZON.jpg 235w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2021/03/HectorTIZON-157x300.jpg 157w" sizes="(max-width: 298px) 100vw, 298px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right; font-size: 15px;"><em>Traduit de l’espagnol (Argentine) par Françoise Campo-Timal</em><br />
éditions Actes Sud, 1991</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="font-size: 15px; text-align: right;"><em> </em></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>en mon for intérieur – jour #49</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 09:57:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[carnet d'installation 2023]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Paul Goux]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Sourdes contrées]]></category>
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					<description><![CDATA[sourdes contrées En revenir à la lecture pour éviter de piaffer, roussiner, barjoter, pinailler, torturer les chiffres de la pandémie, affabuler, tourner chèvre ou maboule. En revenir à la base. Corps, peau, papier, espace, mots. Reprendre mon livre en cours (Sourdes contrées de Jean-Paul Goux, Champ Vallon, 2018) qu&#8217;une amie chère m&#8217;a offert, me replonger &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-mon-for-interieur-jour-49/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« en mon for intérieur – jour #49 »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">sourdes contrées</h3>
<p style="text-align: justify;">En revenir à la lecture pour éviter de piaffer, roussiner, barjoter, pinailler, torturer les chiffres de la pandémie, affabuler, tourner chèvre ou maboule.<br />
En revenir à la base.<br />
Corps, peau, papier, espace, mots.<br />
Reprendre mon livre en cours (<em>Sourdes contrées </em>de Jean-Paul Goux, Champ Vallon, 2018) qu&rsquo;une amie chère m&rsquo;a offert, me replonger dans cet univers clos avec elle et lui qui s&rsquo;observent et se cherchent. Pénétrer leur friche. Effeuiller leur monde sensible avec doutes et souvenirs — réels ou imaginés. Ça pourrait être un roman de confinement, ces deux-là isolés dans une maison entourée d&rsquo;un jardin, se parlant et se promenant, évoquant des projets du passé — réalisés ou demeurés dans le néant ou juste construits en rêve. Avec ça évidemment, le temps qui ronge, les souvenirs qui se déforment, certains inaccessibles. Le trouble installé entre eux peu à peu les sépare, on le sent, parce qu&rsquo;on sait bien ce qui arrive pour nous-mêmes, cet essoufflement de l&rsquo;amour, ce délitement du sentiment, ce délabrement annoncé du corps, cet abîme.</p>
<p>Une phrase retient mon souffle.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le sentiment de l&rsquo;espace que tu découvrais dans l&rsquo;air matinal de ta chambre entièrement nue, ce sentiment que l&rsquo;espace rayonne dans les limites de son enveloppe, ce sentiment d&rsquo;euphorie qu&rsquo;engendre la pure sensation du volume, toutes ces impressions, tu ne savais pas encore qu&rsquo;elles n&rsquo;étaient pas tout à fait étrangères à celles qui naissent parfois dans les gestes de l&rsquo;amour et qui ne sont pas celles du plaisir mais qui donnent au plaisir une profondeur peu oubliable lorsque le corps aimé et longuement caressé, son propre corps amoureusement caressé, cessent tout à fait d&rsquo;être des épidermes parce qu&rsquo;ils se répandent maintenant et dans les limites infiniment agrandies de leur enveloppe frémissante rayonnent enfin comme les corps glorieux qu&rsquo;ils sont devenus.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Tant de vrai et de mélancolie. Même si l&rsquo;euphorie peut élargir un instant l&rsquo;horizon de notre perception, le temps ronge en maître, les murs se désagrègent à force d&rsquo;hivers — juste l&rsquo;évidence —, les constructions s&rsquo;affaissent à force d&rsquo;années. Pourtant ce regard infiniment doux qu&rsquo;il porte sur elle quand elle parle avec ce petit chuintement de rien du tout dans la voix qui lui est resté de l&rsquo;enfance. Tout ce qui demeure du lointain. Toute cette lumière qui inonde au point d&rsquo;aveugler, révèle les nuances infinies de la roche et du sous-bois, aussi de l&rsquo;âme de ceux que nous voyons vivre.</p>
<p><img decoding="async" class="wp-image-2712 alignright" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2020/05/Sourdes-contréesL-520x824.jpg" alt="" width="337" height="534" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2020/05/Sourdes-contréesL-520x824.jpg 520w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2020/05/Sourdes-contréesL-189x300.jpg 189w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2020/05/Sourdes-contréesL-768x1216.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2020/05/Sourdes-contréesL.jpg 800w" sizes="(max-width: 337px) 100vw, 337px" /></p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie : Lyle Cesmat (unsplash)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>en mon for intérieur &#8211; jour #46</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 08:24:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[en mon for intérieur]]></category>
		<category><![CDATA[jazz]]></category>
		<category><![CDATA[le musicien noir]]></category>
		<category><![CDATA[lecture]]></category>
		<category><![CDATA[lecture à voix haute]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>
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					<description><![CDATA[Une amie a proposé récemment quelques phrases du Musicien Noir pour un atelier d&#8217;écriture en ligne, espace d&#8217;expression bienvenu pendant cette période de confinement. Le Musicien Noir : une nouvelle que j&#8217;ai écrite y a quelques années en réponse à un appel à textes de la revue Étoiles d&#8217;Encre sur le thème « Sous le signe &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-mon-for-interieur-jour-46/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« en mon for intérieur &#8211; jour #46 »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 16px; text-align: justify;">Une amie a proposé récemment quelques phrases du <em>Musicien Noir</em> pour un atelier d&rsquo;écriture en ligne, espace d&rsquo;expression bienvenu pendant cette période de confinement.</p>
<p style="font-size: 16px; text-align: justify;">Le Musicien Noir : une nouvelle que j&rsquo;ai écrite y a quelques années en réponse à un appel à textes de la revue Étoiles d&rsquo;Encre sur le thème « Sous le signe du multiple » (n°49/50, 2012), puis intégrée en 2015 dans un <a href="http://www.francoiserenaud.com/le-musicien-noir/">recueil</a> auquel elle a prêté son titre.<br />
Pour faire écho à cet atelier, j&rsquo;ai lu à voix haute la deuxième partie et l&rsquo;ai montée en vidéo, toute bonne à partager en ces temps de suspens&#8230; (mettre le son et le grand écran ! et c&rsquo;est parti&#8230;)<br />
Il  faudra que je m&rsquo;occupe un de ces quatre de la première partie&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe src="https://www.youtube.com/embed/w8Q2Fv-4yUM" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie : Metin Ozer (unplash)</em></p>
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