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	<title>habiter &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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		<title>se moquer d&#8217;habiter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jul 2024 16:21:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[au bord du jour 2024-2025]]></category>
		<category><![CDATA[chambre à soi]]></category>
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					<description><![CDATA[1Habiter le pays de mer pour commencer la vie, la maison construite pas loin de la côte par le père courageux soucieux d’abriter sa famille, enfants en train de naître, maison souvent décrite dans mes romans et probablement détruite d’ici quelques mois au départ de la mère, elle aussi très vieille désormais, maison qui va &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/se-moquer-dhabiter/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« se moquer d&#8217;habiter »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">1<br />Habiter le pays de mer pour commencer la vie, la maison construite pas loin de la côte par le père courageux soucieux d’abriter sa famille, enfants en train de naître, maison souvent décrite dans mes romans et probablement détruite d’ici quelques mois au départ de la mère, elle aussi très vieille désormais, maison qui va rester dans mon souvenir avec jardin aux rangs de légumes bien ordonnés et grenier transformé en chambre de jeune fille quand j’avais eu 14 ans avec de la peinture bleu ciel autour de la fenêtre et un dessus de lit assorti, fond bleu avec fleurs, souvenir intouchable façonné par les tempêtes et les étés d’adolescence</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">2<br />Habiter la ville dans la jeunesse avec la soif de nuit et de folie, la ville est un pays, la ville ouvre ses bras ses zones brûlantes ses artères, la ville crée un abri illusoire et protège ses résidents et ses passants, je la découvre sous le ciel puissant du Sud, elle est ma nouvelle maison, ma liberté</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">3<br />Se moquer d’habiter parce qu’on ne fait qu&rsquo;être dehors, que rechercher l’aventure, la chambre est vide et neutre, ne sert qu’à recueillir le corps qui dort, le corps qui apprend à voler comme un faucon dans le rêve</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">4<br />La chambre dite universitaire était située au rez-de-chaussée d’un petit bâtiment à la cité Vert-Bois nichée dans les romarins, les lentisques et les chênes verts, matière de maquis qui permettait aux voyeurs de se glisser jusqu’aux fenêtres dans l’aile des filles, trahisons des regards, intrusions dans le soi intime qu’on ne connaît pas encore ou si peu</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">5<br />Habiter rue Pouget, premier appartement rien qu&rsquo;à moi loin du pays d’enfance, loin des parents et des gens fréquentés jusque-là, petite maison désuète autant dire dans son jus pour accueillir amis amants, autrement dit deux-pièces aux murs couverts de vieilles tapisseries avec gros fauteuil en cuir datant de l’autre siècle et placard de cuisine en formica vert pâle, salle de bains bricolée, un lieu loué par un monsieur à moustache et voix métallique qui avait poursuivi une carrière d’arbitre de football, il m&rsquo;arrivait de le rencontrer en passant par le garage et je détestais ça, de toute façon ce qui comptait le plus c’était le jardin ancien avec plusieurs espèces de roses et de nombreuses plantes indisciplinées, aussi le chat blanc sourd qui venait par les toits et me visitait chaque jour, je l&rsquo;aimais tant</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">6<br />Un quartier populaire mal famé, petit logement dans un immeuble aux portes de garage taguées, rentrer à la maison par les ruelles et les recoins obscurs, le porche lui aussi sans lumière, bien vérifier, ne pas être suivie, pousser la porte, grimper rapidement l’escalier, pourtant une fois ça a bien failli mal tourner, agression une nuit d&rsquo;été, en haut ma pièce-refuge avec quelques rayons de livres récupérés et un bureau en bois qu’un ami de Frankfort m’avait donné, là où j’ai commencé à écrire</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">7<br />Apprendre à habiter, à occuper l’espace, à récupérer dans la rue des objets mis au rebut pouvant être détournés, en faire son affaire, habiller les murs et les sols, créer le cocon, apprendre à vivre seul et se sentir suffisamment bien pour tenter d&rsquo;écrire un peu la nuit</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">8<br />La cabane était faite de bambou, palmes en guise de toit, elle était comme posée sur le sable, pas encore de tourisme dans ces régions éloignées au sud de l’île de Java, rien qu&rsquo;une misérable cabane de pêcheurs qu’on m’avait louée pour quelques roupies, je m’étais envolée dans mes rêves, m&rsquo;étais laissée fasciner par les rugissements inconnus d’un monde que je notais et dessinais dans un petit carnet, et le jour je marchais courais ramassais des coquillages, la nuit j’écrivais et volais dans le ciel</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">9<br />La maison de l&rsquo;oncle Joseph était neuve dans la banlieue d’une grande ville, les pièces résonnaient tant elles étaient vides, ou alors c’était à cause de la nature du béton, j’y ai vécu pour une année près du lycée, le temps de grandir un peu plus avant de vivre la grande solitude de l’internat, comme un seuil à franchir</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">10<br />Habiter la maison d&rsquo;un artiste le temps d&rsquo;un été dans une solitude brûlante pas loin du quartier gitan, la maison grande et exempte de bruits, seulement les sons en provenance du dehors, une courette fraîche, la beauté des espaces et la présence de l&rsquo;art un peu partout accroché aux murs ou posé sur les marches de pierre</p>



<p style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.682), 20px);">11<br />Habiter, faire d’un lieu un chez soi, chercher la protection des murs et des étoiles</p>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image alignfull size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2560" height="1440" src="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2024/07/P1200001.jpg" alt="" class="wp-image-5289" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2024/07/P1200001.jpg 2560w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2024/07/P1200001-300x169.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2024/07/P1200001-824x464.jpg 824w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2024/07/P1200001-2000x1125.jpg 2000w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></figure>



<div style="height:46px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



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<p class="has-text-align-center has-x-small-font-size"><em>Photographies ©Françoise Renaud, campagne limousine, juillet 202</em>4</p>
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