<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Françoise Renaud &#8211; Terrain Fragile</title>
	<atom:link href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tag/francoise-renaud/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
	<lastBuildDate>Fri, 17 Nov 2023 16:02:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/12/cropped-arbres-32x32.jpg</url>
	<title>Françoise Renaud &#8211; Terrain Fragile</title>
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>mais qu&#8217;est-ce qui t&#8217;arrive ?</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/mais-quest-ce-qui-tarrive/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/mais-quest-ce-qui-tarrive/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2019 13:44:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[accident]]></category>
		<category><![CDATA[chute]]></category>
		<category><![CDATA[fracture]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[Terrain fragile]]></category>
		<category><![CDATA[terre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1974</guid>

					<description><![CDATA[il peut se faire que la terre se dérobe sous tes pieds [sous tes pieds &#8211; la terre &#8211; dérobée] et juste après comme une bascule, un chavirement que le corps ne peut pas comprendre, informations fausses ou incomplètes ou contradictoires envahissant le cerveau, alors plus de coordination forcément, plus rien d&#8217;un coup (comme débranché), &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/mais-quest-ce-qui-tarrive/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« mais qu&#8217;est-ce qui t&#8217;arrive ? »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-1988" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB-824x824.jpg" alt="" width="640" height="640" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB-824x824.jpg 824w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB-768x768.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB-1200x1200.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2019/04/bouchedégout_NB.jpg 2048w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p style="text-align: justify;">il peut se faire que la terre se dérobe sous tes pieds [sous tes pieds &#8211; la terre &#8211; dérobée] et juste après comme une bascule, un chavirement que le corps ne peut pas comprendre, informations fausses ou incomplètes ou contradictoires envahissant le cerveau, alors plus de coordination forcément, plus rien d&rsquo;un coup (comme débranché), ça va très vite, jambes bras corps en soleil, poitrine qui va cogner durement contre le sol — le sol : hétéroclite à cause du chantier qui n&rsquo;en finit pas dans la rue qui passe devant chez toi, le sol donc composé de gravats, morceaux de route, cailloux, gravillons, gravier grossier, sable, terre brune, bitume —, au cours de la chute une pierre qui a dû rencontrer le buste (à moins que ce ne soit la deuxième marche du petit escalier qui conduit à l&rsquo;habitation), onde de choc, alors dedans tu ressens comme un cisaillement, <span id="more-1974"></span>un écrasement, l&rsquo;os pareil à la roche sous pression qui finalement cède se fissure se fracture, quelque chose qu&rsquo;on comprend immédiatement à cause de l&rsquo;intensité de la douleur dans le dos, reins rompus, respiration coupée, nausée, tout de ton être chaviré dans le chaos de la route défoncée</p>
<p style="text-align: justify;">eh voilà que ça vient d&rsquo;arriver justement [terre dérobée &#8211; sous tes pieds &#8211; oui dérobée] pas plus tard qu&rsquo;il y a deux ou trois jours (maintenant tu ne comptes plus les jours, seulement les heures pour prendre les antidouleurs au moment adéquat), tu ne t&rsquo;y attendais pas, non tu ne t&rsquo;attendais sûrement pas à ce que le fil de ta vie composée de brefs voyages en ville, activités diverses, courses et compagnie, donc à ce que le fil de ta vie plutôt bien organisée vole en éclats d&rsquo;une seconde à l&rsquo;autre, programme anéanti, douleur pénétrante qui coupe le souffle et donne envie de vomir, « mais qu&rsquo;est-ce qui se passe, qu&rsquo;est-ce que je fais là, par terre comme abattue par balle ? », pourtant se relever, appeler à l&rsquo;aide, tituber jusqu&rsquo;au bout du jardin, crier quelque chose comme « je suis tombée oui, je me suis fracassée parce que trop pressée, c&rsquo;est de ma faute&#8230; », et tu expliques que tu as mal regardé où ton pied gauche se posait alors que le droit demeurait encore sur la marche supérieure, que juste après tu as chaviré dans le vide, et maintenant oui je sais, tu as mal, très mal, impossible d&rsquo;envisager la suite — c&rsquo;est grave, tu l&rsquo;as deviné tout de suite —, tassé écrasé effrité fissuré, voilà ce qu&rsquo;on dit pour décrire une fracture de vertèbre (l&rsquo;une de celles qui rattachent le dos aux reins, dite L1 par les spécialistes), car jusque là tu ne savais pas que tasser voulait dire fracturer, du moins pour un corps vertébral, et tu connais désormais cette sensation de cisaillement, tu regrettes mais trop tard (etjamais on ne revient en arrière sauf dans les histoires), on va inexorablement vers l&rsquo;avant, vers la guérison qui n&rsquo;est guère que la fin d&rsquo;une séquence puis un autre à sa suite</p>
<p style="text-align: justify;">reste à réparer, consolider les fissures, trouver un meilleur soutien, une meilleure confiance en soi, passer en revue les douleurs expérimentées depuis le début de la vie comme un album-photos, une cartographie vivante de soi, un bien drôle de panorama constitué de blessures, d&rsquo;accidents, de réparations et de rétablissements, aussi de joies nouvelles qui émanent comme une lumière pâle de cette succession d&rsquo;événements implacables, joie de vaincre le sort, et surtout cette détermination à se remettre en selle tout en se disant qu&rsquo;on fera plus attention la prochaine fois blablabla blablabla</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie : Françoise Renaud, 2018</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/mais-quest-ce-qui-tarrive/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>16</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d&#8217;écriture #21 &#124;  lanterne magique</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-21-lanterne-magique/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-21-lanterne-magique/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Aug 2018 13:26:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[construire une ville avec des mots]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[sans vous]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1674</guid>

					<description><![CDATA[Juste le matin. Espace encore frais, désordre des livres&#160; à droite à gauche. Noter le feuilleté blanc des tranches, parfois jauni et taché, traits de crayon ou de stylo en travers, marque-pages froissés qui dépassent. Glisser d’une couverture à l’autre. Ne retenir que les couleurs&#160;: orange Verdier, noir et blanc des feuilles d’acacia sur poche &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-21-lanterne-magique/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d&#8217;écriture #21 &#124;  lanterne magique »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">Juste le matin. Espace encore frais, désordre des livres&nbsp; à droite à gauche. Noter le feuilleté blanc des tranches, parfois jauni et taché, traits de crayon ou de stylo en travers, marque-pages froissés qui dépassent. Glisser d’une couverture à l’autre. Ne retenir que les couleurs&nbsp;: orange Verdier, noir et blanc des feuilles d’acacia sur poche Minuit 2004, fragment de la vague d’Hokusai 1831 illustrant un Bauchau 1992, bleu océan Tiers Livre 2018. Dans l’angle gauche, une théière anglaise (1800 environ) délivre son Earl Grey parfumé. La tasse est japonaise avec calligraphie sur fond émeraude vernissé, d’un vert plus gris et mat comme imprimé dans la terre cuite, estampé, tasse et théière disposées sur un plateau en cuivre de forme ronde (Maroc, années 1970) sculpté à partir d’une étoile centrale s’élargissant en cercles concentriques ornés de motifs géométriques. Observer les taches d’oxydation enracinées comme des moisissures dans le creux des lignes et sur le rebord. En vrac près du plateau&nbsp;: clés USB, stylos d’usage courant et papiers volants pour établir des listes de choses à faire, mots écrits rapidement au crayon gris (peu lisibles). L’un des stylos à encre a roulé à l’écart : observer l’encre qui bouge dans le réservoir et laisse des dépôts noirs sur le plastique, minuscules points alignés formant presqu’une écriture. Des cartes postales ont été glissées au fur et à mesure de leur réception entre la lampe en métal et le pot à crayons trop rempli (crayons qui pour beaucoup ne marchent plus, il faudrait trier). Les cartes&nbsp;: de tailles différentes, certaines écornées. En premier, <em>La botte d’asperges</em> de Manet 1880, têtes violettes et tendres dans l’ombre du pot et la verticale de la règle plantée au milieu des crayons. Au dos, une recette de purin bio à l’ail et au laurier. Les cartes positionnées derrière dépassent un peu. Reconnaître quelques centimètres d’un Vialat, un fragment de fleur sur Canson noir (deux pétales blancs, gris, bleu pâle), autres angles colorés. Imposant, l’écran au cadre noir rigide, tout comme ses accessoires. Rien de spécial si ce n’est que les touches a, e et s du clavier sont effacées. Fil noir rampant de la lampe en métal vieilli, interrupteur bien placé pour être attrapé, posé sur le bois du bureau. Plus intéressant le bois&nbsp;: plancher de quatorze centimètres bien emboîté et peint en rouge cardinal, rayé à force de frottements, empoussiéré. Relever les nœuds du bois bien visibles, les stries, les petits épaississements de peinture. Le sous-main est recouvert de papiers sauf sa bordure en cuir brun genre crocodile. Se rapprocher pour détailler le dessin&nbsp;: petites cellules semblables à des parcelles cultivées vues d’avion, couture bien piquée à deux millimètres du bord, parfaitement régulière. Au mur, tableaux comme autant de voyages. Pots en cuivre, fille dansant dans un garage ouvert sur les arbres, ville indienne au bord d’un fleuve. Le plancher est de la même matière et couleur que le bureau, largement recouvert par des tapis rouge et brun. Noter la présence d’un Kars rouge brun et crème avec des pointes de bleu mauve très doux qui fait penser à certaines fleurs. Se rapprocher encore&nbsp;: les motifs pareils à un plan de ville, de plus en plus abstraits. Bientôt rien que le bleu mauve souligné de noir. Noir. Le matin est déjà bien avancé.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em> textes écrits dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 Tiers Livre <strong> <a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">La proposition d&rsquo;écriture (toujours en 20 &lsquo;) / #21 : <i>fabriquer une petite fenêtre en carton, juste de quoi passer le pouce, et appliquer cette fragmentation du voir à l’environnement immédiat de travail — les détails, les couleurs, les micro-formes et tout rassembler dans un bloc chargé de discontinu&#8230; en prélude à la proposition 22&#8230;</i><br /></span></span></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Photographie Françoise Renaud, 2017<br /></em></p>



<figure class="wp-block-image size-full is-style-default"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB.jpg" rel="lightbox-0"><img decoding="async" width="1361" height="1360" src="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB.jpg" alt="" class="wp-image-1676" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB.jpg 1361w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB-768x767.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB-1024x1024.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/troncNB-1200x1199.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1361px) 100vw, 1361px" /></a></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-21-lanterne-magique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d&#8217;écriture #10 &#124; compte triple</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-10-compte-triple/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-10-compte-triple/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jul 2018 13:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[construire une ville avec des mots]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1609</guid>

					<description><![CDATA[La ville étrangère – une parmi d’autres &#8212; revient au premier plan, solidement attachée à l’appartement, lieu de repli bienheureux après le voyage (plusieurs allers et retours en peu de temps vers l’Orient tant elle était fascinée). Les lieux se superposent et se connectent dans les mémoires&#160;: c’est là que la vie se crée, bien &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-10-compte-triple/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d&#8217;écriture #10 &#124; compte triple »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">La ville étrangère – une parmi d’autres &#8212; revient au premier plan, solidement attachée à l’appartement, lieu de repli bienheureux après le voyage (plusieurs allers et retours en peu de temps vers l’Orient tant elle était fascinée). Les lieux se superposent et se connectent dans les mémoires&nbsp;: c’est là que la vie se crée, bien réelle, bien ancrée, en même temps que le souvenir. Chaleur, moiteur, grouillement humain, moustiques, bruits toute la nuit, parfums ignorés. Elle cherchait l’important. Elle cherchait, ressentait, pores dilatés. Elle volait les odeurs comme on vole des pommes sur un marché à cause de la faim, une grande faim qui la poussait hors cadre. Les odeurs lui entraient dans le corps par la peau, la bouche, nourritures nouvelles alimentant ses fluides.<br />Odeurs&nbsp;: épices &#8212; clou de girofle en particulier &#8211;, fleur de frangipanier, vents salés du détroit de Malacca, voiles repliées des bateaux <em>Bugis</em>, sueurs, ordures, eaux sales, friture (partout ça cuisine, matériel de fortune sur des étals improvisés), carapaces de crevettes en décomposition.<br />Toucher&nbsp;: sueurs &#8212; la sienne et celle des autres &#8211;, skaï des banquettes de bus collant aux fesses, coton de son pantalon (elle n’en avait qu’un seul, elle le lavait et le remettait aussitôt), sable blanc des rivages éloignés des villes, paillasse pour dormir, sable encore jusqu’à la mer roulant ses bosses depuis l’Antarctique, sable collé à la peau, lune pleine inondant le paysage.<br />Bouche&nbsp;: <em>nasi goreng</em>, légumes et piments, sel, cigarette, biscuits secs, amant d’une nuit, morsures, goût de vie et de mort, fumées psychédéliques. Tout ce qu’elle aimait de l’effort à s’émanciper, du risque à pousser certaines portes, de la violence à se perdre – et même pour de bon s’il le fallait.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>un texte écrit dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 <strong><a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">La proposition d&rsquo;écriture (en 20 minutes) : <i><em>explorer la relation de l’écriture aux autres sens que la vue et l’ouïe : l’olfactif, le toucher, le goût, en 1 texte comme en 3&#8230;</em></i><br /></span></span></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Photographie Françoise Renaud<br /></em></p>



<figure class="wp-block-image aligncenter is-style-default"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/07/femme4_NB.jpg" rel="lightbox-0"><img decoding="async" width="768" height="1024" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/07/femme4_NB-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1612" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/07/femme4_NB-768x1024.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/07/femme4_NB-225x300.jpg 225w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/07/femme4_NB-1200x1600.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/07/femme4_NB.jpg 1536w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-10-compte-triple/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d’écriture #07 &#124; là tout près mais&#8230;</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-06-la-tout-pres-mais/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-06-la-tout-pres-mais/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Jun 2018 12:32:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[là tout près mais...]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1587</guid>

					<description><![CDATA[Finalement elle va y retourner pour de vrai (pour le moment rien que visites virtuelles ou imaginaires), elle vient de le décider, elle en a envie, elle croit que oui, poussée par la curiosité de ce qui pourrait arriver si elle y retournait, en même temps retenue par la peur d’être déçue, désorientée, par la &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-06-la-tout-pres-mais/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d’écriture #07 &#124; là tout près mais&#8230; »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">Finalement elle va y retourner pour de vrai (pour le moment rien que visites virtuelles ou imaginaires), elle vient de le décider, elle en a envie, elle croit que oui, poussée par la curiosité de ce qui pourrait arriver si elle y retournait, en même temps retenue par la peur d’être déçue, désorientée, par la peur de voir tout détruit ou si profondément modifié que le flou envahirait la place pour de bon, de se perdre dans les nouveaux quartiers, la peur aussi du «&nbsp;à quoi bon prendre le risque de remuer les choses qui dorment&nbsp;?&nbsp;». Tout de même elle voudrait bien «&nbsp;voir&nbsp;», jauger de ce qui était important pour elle (comme si un lieu était en mesure de le refléter) au cours de cette étrange période après l’adolescence, en rupture familiale ou presque, en tout cas loin des repères du lieu d’enfance. Avec ce genre d’idées en vrac, un vide se creuse dans le ventre à cause du temps perdu – toujours lui, obsédant –, elle voudrait pourtant se souvenir de cette cuisine encombrée (longue table recouverte de Formica à petits motifs vert d’eau et baguette de contour encrassée, fauteuil en cuir brun élimé et divan du même acabit, trois chaises dépareillées, guéridon coincé dans l’angle près de la fenêtre où elle avait installé son premier ordinateur). Ce serait là tout près si elle y allait, derrière ces larges volets à trois panneaux peints en vert d’Uzès, ces volets mêmes qui la protégeaient des lumières violentes de l’été quand elle n’était pas à courir le monde. Ce serait comme une amorce, un appel à ses mémoires perdues. Elle pourrait se rappeler ses petits déjeuners, le bol où elle buvait le thé, ou plutôt le café &#8212; elle n’avait pas encore contracté cette maladie qui la dégoûterait à jamais du café. Aimait-elle déjà le Earl Grey avec des pétales de fleurs bleues&nbsp;? Mangeait-elle quelque chose ? Il lui semble que non &#8212; enfin peut-être un ou deux de ces toasts suédois craquants ou un bout de baguette &#8211;, détails hors de portée, évanouis (mais s’animeraient-ils à les frôler&nbsp;?). Elle pense que si elle pouvait entrer dans le lieu, ça lui reviendrait comme par réflexe. Mais il y a comme une ligne frontière qu’elle ne parvient pas à dépasser à l’image de cette maison probablement inaccessible, à moins de cogner à la porte et d’expliquer qu’elle a habité là longtemps, qu’elle aimerait entrer et «&nbsp;voir&nbsp;» mais qu’elle comprendrait qu’ils ne veuillent pas, c’est chez eux maintenant, et puis c’était il y a si longtemps. Et même si elle entrait, elle ne reconnaîtrait rien, espaces et circulations modifiés, jardinets réorganisés en terrasses. Oui mais peut-être qu’elle devinerait, là tout près ces petites écritures au crayon qu’elle avait gravées dans le mur sous la tapisserie décollée désormais recouvertes d’enduit, ou ces griffures dans un endroit bien précis du cadre de la fenêtre. Tenter l’aventure, mobiliser une journée rien pour ça, rien que pour voir que c’est impossible, que ça n’existe plus.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em> un texte écrit dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 </em>Tiers Livre <em><strong><a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210">« Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">Ce qui était proposé (en 20 minutes) : <i>pas besoin que ça ait été détruit, juste qu’on sait que c’est là tout auprès, mais qu’on a totalement perdu le chemin pour y retourner..</i>.<br /></span></span></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Photographie Françoise Renaud, 2014<br /></em></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img decoding="async" src="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/fen%C3%AAtre_carr%C3%A9-768x770.jpg" alt=""/></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-06-la-tout-pres-mais/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d’écriture #06 &#124; noms propres</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-noms-propres/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-noms-propres/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Jun 2018 07:50:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[fortifications]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[noms propres]]></category>
		<category><![CDATA[toponymie]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1582</guid>

					<description><![CDATA[[trouver ce qui fait sens et la rattache à ce lieu du retour, à ce quartier ancien en bordure nord qui reliait autrefois la ville à la campagne, faubourg justement, autrement dit quartier populaire &#8212; émanation du cœur urbain décidant à un moment donné d’ouvrir ses portes vers le dehors, hors enceinte, hors fortifications, donc &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-noms-propres/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d’écriture #06 &#124; noms propres »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">[trouver ce qui fait sens et la rattache à ce lieu du retour, à ce quartier ancien en bordure nord qui reliait autrefois la ville à la campagne, faubourg justement, autrement dit quartier populaire &#8212; émanation du cœur urbain décidant à un moment donné d’ouvrir ses portes vers le dehors, hors enceinte, hors fortifications, donc difficile à protéger des rapines &#8212; avec établissements monastiques, mazets, parcelles de vigne, friches en garrigue et oliveraies, parcelles encore visibles dans les années cinquante]<br />Elle se souvient que la ruelle était accessible en voiture depuis la rue du faubourg Boutonnet&nbsp;: angle droit vers la rue Marie Caizergues (au passage, rien sur cette personnalité qui a donné son nom à un foyer d’enfance et un institut de beauté), tout de suite après autre angle raide peu commode à négocier. C’était là. Plus loin ça embarquait dans la rue de l’Abbé de l’Épée (un certain Charles Michel né en 1712 devenu chanoine, fondateur d’une école pour les sourds) prolongée par la rue de la Garenne&nbsp;… tiens, elle avait gommé ce nom… elle le retrouve sur une carte&nbsp;: il a un parfum de campagne et vibre plus que les autres.<br />Garenne vient de <em>garir</em>, garder en vieux français. Ou alors dérive du mot gaulois <em>varros</em> qui désignait un pieu, un bâton. D’où lieu entouré de piquets, protégé, chasse gardée, réserve à gibier. Dans le Berry, varenne signifie terre sablonneuse. Garenne, varenne. Toujours la terre, le socle, le plancher, l’espace sauvage plus ou moins sans bornage avec plaines, plateaux, buttes, sources, étangs, fossés, fondrières, bois, taillis, prés à bruyères, en bref réserve naturelle où les bêtes vivaient librement (les seigneurs, très attachés à leurs droits de chasse, accordaient tout juste la capture des lapins par trappes ou collets aux paysans). Eh bien cette ruelle était un peu sa garenne à elle, son deuxième terroir, sa marge de sécurité, son repaire. Elle ne s’était jamais senti de droit sur ce lieu, il y a seulement que les quelques saisons passées à y gîter lui avait appris les fantaisies de Marco son voisin garagiste et l’avaient rendue sensible aux courants caniculaires, aux jeux des martinets et aux odeurs de figuier. Elle s’y était sentie chez elle, en paix et en liberté relatives, percevant la ville en train de pousser de tous côtés et cernée d’autoroutes comme une limite tangible à son désir d’exploration.<br />En fait les noms ne lui reviennent pas facilement. L’encadreur était italien c’est sûr, mais son nom&nbsp;? Peut-être bien Luigi.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em> un texte écrit dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 Tiers Livre<strong> <a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">Ce qui était proposé (en 20 minutes) : <i>une transition&nbsp;: se saisir des noms propres associés au lieu initial, ce sont les noms de rues, mais aussi de lieux sociaux (écoles, piscine ou espaces culturels), voire de personnes (médecin, instituteurs), et associer une image texte à ces noms propres, se déformant l’un par l’autre..</i>.<br /></span></span></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Illustration :&nbsp; Plan au 1/4000, orienté à l’ouest, joint à l’étude intitulée «Des enceintes successives de la ville de Montpellier et de ses fortifications» par Albert Vigié, publiée en 1898 dans le bulletin de la Société languedocienne de géographie<br /></em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-noms-propres/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d&#8217;écriture #05 &#124; B-roll</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-b-roll/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-b-roll/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jun 2018 07:16:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[détail]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1578</guid>

					<description><![CDATA[Mise au point difficile. Une ligne qui court droit, ça c’est clair, sur plusieurs mètres, puis tourne à angle droit, ainsi quatre fois de suite pour en revenir au point de départ, il suffit de suivre. Environ dix centimètres de large, toujours pareil. Blocs visiblement issus du même moule à ciment dressés verticalement côte à &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-b-roll/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d&#8217;écriture #05 &#124; B-roll »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">Mise au point difficile. Une ligne qui court droit, ça c’est clair, sur plusieurs mètres, puis tourne à angle droit, ainsi quatre fois de suite pour en revenir au point de départ, il suffit de suivre. Environ dix centimètres de large, toujours pareil. Blocs visiblement issus du même moule à ciment dressés verticalement côte à côte pour dessiner un rectangle au milieu du jardin et retenir de la terre – jadis terreau propre à la culture des fleurs. Genre de créneaux arrondis en finition comme on faisait à l’époque (beaucoup en ont coulé des semblables pour définir des limites de platebandes à la fin des années cinquante). Éléments légèrement affaissés et disjoints depuis, certains fissurés, texture devenue granuleuse. Lichens en expansion – plusieurs espèces qu’on distingue par la couleur&nbsp;: gris laiteux, jaune orangé, et puis verdâtre –, taches rugueuses souvent accompagnées d’une maigre mousse, comme une lèpre impossible à guérir. La description des lichens a précisé le souvenir, image désormais moins floue. En fait le regard ne fouille pas du côté de la terre trop sèche et ingrate – pourtant il y aurait de quoi avec ce fatras de vieilles tiges issues de bulbes résistants, thym sauge romarin à bout de souffle et repousses d’aubépine &#8211;, il ne s’intéresse qu’aux bordures en béton, d’ailleurs entreprend de les suivre une nouvelle fois&nbsp;: un tour complet jusqu’au recoin de l’escalier où niche la tribu de cloportes, bute sur une verticale qu’il n’avait pas remarquée au premier passage, piquet d’un mètre quatre-vingt (en béton aussi) troué en sa partie haute, plus loin un autre (exactement le même), sûrement pour recevoir une corde à linge de la longueur d’un drap (on voit pendre un fragment de corde effilochée). Une construction simple qui n’avait pas dû coûter grand-chose et s’était montrée bien pratique, finalement laissée à l’abandon comme si les occupants ne lavaient plus leur linge, en tout cas ne l’offraient plus aux vents pour le séchage, à moins que ce jardin ne soit définitivement déserté (tout comme l’appartement) en attente de mutations irréversibles.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>un texte écrit dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 Tiers Livre<strong> <a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">Ce qui était proposé (toujours en 20 minutes) : <i>où comment l’art des détails de tout ce qu’on ne remarque pas peut conférer au lieu de départ sa poétique et sa présence..</i>.</span></span></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Photographie Françoise Renaud, juin 2018</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large is-style-default"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-1579" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB-1024x768.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB-300x225.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB-768x576.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB-1200x900.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB-2000x1500.jpg 2000w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/06/mur_plante_NB.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-05-b-roll/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>2</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d&#8217;écriture #03 &#124; se retourner</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-03-se-retourner/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-03-se-retourner/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 12:37:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[se retourner]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1554</guid>

					<description><![CDATA[Alertée dans son repos – un bruit sans doute, une musique provenant d’une autre maison, un raffut de chats dans la ruelle — ou bien hélée par quelque chose d’important qui serait en train d’arriver quelque part dans le voisinage et qui pourrait la concerner, elle se redresse sur le lit, se lève, s’approche de la &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-03-se-retourner/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d&#8217;écriture #03 &#124; se retourner »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">Alertée dans son repos – un bruit sans doute, une musique provenant d’une autre maison, un raffut de chats dans la ruelle — ou bien hélée par quelque chose d’important qui serait en train d’arriver quelque part dans le voisinage et qui pourrait la concerner, elle se redresse sur le lit, se lève, s’approche de la fenêtre pour regarder dans l’espace entre les volets, forcément cligne des yeux à cause de la lumière qui cogne — on est en plein après-midi —, avec ça les résonances du dehors, les rumeurs du garage à côté, les gens du quartier qui discutent en revenant du tabac ou de la boulangerie, le flot ininterrompu des voitures sur l’avenue pas loin. D’une seconde à l’autre il lui semble que l’ombre des bâtiments projetée sur le bitume et sur la palissade qui borde le trottoir se modifie, s’obscurcit si bien qu’elle se sent basculer, se retient au rebord de la fenêtre, lentement pivote. Et c’est dans ce vertige, cette rotation soudaine qui surprend le corps et le tord jusqu’aux limites de sa souplesse que le paysage se déplace lui aussi, et ce n’est plus la rue qu’elle voit mais l’arrière des façades brusquement révélé par une lumière splendide juste avant le crépuscule — tiens, ça n’était pourtant pas encore le soir et de ce côté il n’y a pas de fenêtres. La ligne des toits ressemble à une ligne de flottaison, une ligne de partage entre l’eau rouge du ciel et le lit noir de la terre — on n’imaginerait pas qu’autant de personnes vivent dans une zone si petite presque au ras du sol sous l’embrasement solaire. Les verticales se dressent autant qu’elles peuvent, le zinc des gouttières suit des chemins obliques, des passages s’inventent, toujours des escaliers débouchent sur d’étroites courettes pour se hisser à nouveau jusqu’à des greniers aménagés ou non. Cheminées, blocs d’aération, antennes paraboliques, éléments bien visibles contre les nuées embrasées telles des antennes d’une entité biologique vivante. Le foisonnement humain ressemble à celui des cloportes qui se reproduisent après l’hiver dans le bac à gravats sous l’escalier (celui qu’elle emprunte plusieurs fois par jour). Il suffit de soulever une pierre pour les surprendre, surtout la nuit — elle l’a souvent fait — et elle avoue que ça la dégoûte un peu, ces carapaces noires qui grouillent dans la poussière, impossibles à écraser.</p>



<div style="height:30px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em> un texte écrit dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 Tiers Livre<strong> <a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">Ce qui était proposé en 20&prime; d&rsquo;écriture : <i>et si on regardait ce qu’il y a dans le dos du narrateur ? derrière, ou sur les côtés ? toujours dans l’idée de solidifier le territoire qui peu à peu devient fiction</i>.</span></span></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Photographie : Françoise Renaud, 2017</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-03-se-retourner/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>cinéma d&#8217;automne</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/cinema-dautomne/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/cinema-dautomne/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 14:23:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[arbre]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[pays]]></category>
		<category><![CDATA[terre]]></category>
		<category><![CDATA[arbres]]></category>
		<category><![CDATA[crépuscule]]></category>
		<category><![CDATA[eau]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1257</guid>

					<description><![CDATA[la lumière file de l&#8217;autre côté du versant, met le feu un instant&#8230; juste un instant, ça ne dure pas et ça peut échapper à celui qui ne regarde pas&#8230; bien sûr qu&#8217;on ne peut pas être sans arrêt aux aguets et regarder le monde, faire attention à tous les détails, observer la lumière par &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/cinema-dautomne/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« cinéma d&#8217;automne »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré.jpg" rel="lightbox-0"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-1258" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré-1024x1024.jpg" alt="" width="621" height="621" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré-1024x1024.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré-768x768.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré-1200x1199.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/11/automne_carré.jpg 1921w" sizes="auto, (max-width: 621px) 100vw, 621px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">la lumière file de l&rsquo;autre côté du versant, met le feu un instant&#8230; juste un instant, ça ne dure pas et ça peut échapper à celui qui ne regarde pas&#8230; bien sûr qu&rsquo;on ne peut pas être sans arrêt aux aguets et regarder le monde, faire attention à tous les détails, observer la lumière par exemple, cette manière qu&rsquo;elle a parfois de frapper la terre ou l&rsquo;arbre, ou sentir la saison qui fait des siennes — même si on ne sait plus très bien ce qu&rsquo;elle réserve, la saison —, par exemple l&rsquo;automne qui fait son cinéma d&rsquo;automne d&rsquo;autant qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu d&rsquo;eau cette année quand il aurait fallu et les arbres souffrent, pas seulement les arbres, les arbustes aussi et les herbes, tout grillé brûlé irrémédiablement, rien à faire pour les sortir de là, et il y a des gens qui s&rsquo;en rendent compte et qui le disent parce qu&rsquo;ils savent regarder les arbres, ils  les connaissent à force de les fréquenter&#8230; des gens du pays qui connaissent chaque parcelle, chaque traversier, chaque once de territoire dans un rayon de plusieurs kilomètres, aussi des gens dont c&rsquo;est le métier, des savants du végétal, mais ces derniers ont beau être experts, pas plus que les autres ils n&rsquo;ont les moyens d&rsquo;intervenir pour changer la réalité présente, c&rsquo;est une évidence pour tout le monde que les rouages se détraquent — lentement mais sûrement — à force de tirer sur la corde comme si tout allait rester à jamais splendide tout comme au commencement de la création, les animaux aussi le savent , ils descendent plus bas dans les vallées et défoncent les barrières pour aller fouiller plus profond dans les potagers, trouver des racines, betteraves oubliées, espèces tubercules ou fruits tombés bien qu&rsquo;en voie de pourrissement, de quoi tenir un jour encore&#8230; c&rsquo;est vrai qu&rsquo;ils annoncent un peu d&rsquo;eau cette semaine, un peu seulement alors qu&rsquo;il en faudrait beaucoup, malgré tout j&rsquo;en perçois les bienfaits comme si elle ruisselait déjà dans les pores du sol, là où il n&rsquo;y a plus que l&rsquo;os, le dur, la pierre, la roche-mère</p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie : Juste avant le crépuscule, Françoise Renaud, 21/11/2017</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/cinema-dautomne/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>lieux occupés</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/1015-2/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/1015-2/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Feb 2017 14:26:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[Retrouver le goût des fleurs]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvia Bahri]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1015</guid>

					<description><![CDATA[Certains lieux comptent plus que d’autres au cours d&#8217;une vie d’homme. La maison d&#8217;enfance par exemple. Peu importe son aspect ou la nature de son jardin. Avec ou sans cabanon. Borné de grillage ou de haies. C&#8217;est là qu’une certaine géographie du paysage a commencé à s’inscrire dans le corps et dans la mémoire. Une &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/1015-2/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« lieux occupés »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/02/10437618_10153434740233810_4264028173952359536_n.jpg" rel="lightbox-0"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-1016" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/02/10437618_10153434740233810_4264028173952359536_n.jpg" alt="" width="640" height="640" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/02/10437618_10153434740233810_4264028173952359536_n.jpg 640w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/02/10437618_10153434740233810_4264028173952359536_n-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/02/10437618_10153434740233810_4264028173952359536_n-300x300.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Certains lieux comptent plus que d’autres au cours d&rsquo;une vie d’homme. La maison d&rsquo;enfance par exemple. Peu importe son aspect ou la nature de son jardin. Avec ou sans cabanon. Borné de grillage ou de haies. C&rsquo;est là qu’une certaine géographie du paysage a commencé à s’inscrire dans le corps et dans la mémoire.<br />
Une nourriture qui serait venue par le dehors.<br />
Par la nature de l’air.<br />
Par la pierre des murets, les arbres au voisinage, le ciel dans tous ses états par-dessus les toitures. Par les herbes poussées au hasard des recoins dans une once de terreau gorgée de graines en sommeil. Par la nature des lumières diffusées à travers les rideaux. Les coloris, les transparences, les sons provenant de la rue, les vents faufilés par la cheminée en hiver, les orages d’août. Rien ne se serait construit pareillement de nous sans ces éléments nécessaires pour grandir, sans ces gris ces bleus, sans ces palettes de couleurs, ces murmures et fracas qu&rsquo;on mémorise avec une surprenante précision quand on est haut comme trois pommes, que tout semble crier fort autour de nous et qu&rsquo;on parcourt indéfiniment le jardin, en courant ou rampant. Jardin pareil à un espace immense, à un alpage. Aussi forcément les odeurs attachées aux saisons, aux activités de la famille et aux périodes de fête.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi les lieux occupés s’inscrivent dans l’itinéraire personnel. Appartements, maisons. Ils laissent empreinte quels que soient la durée d’occupation, la forme des fenêtres, la tapisserie, la lumière, l’ambiance, les bruits divers. Tels différents tableaux de notre galerie intime.</p>
<p style="text-align: right; font-size: 17px;"><em>Extrait du roman de Françoise Renaud &lsquo; Retrouver le goût des fleurs&rsquo;, à paraître en 2017</em><br />
<em> Photographie ©Sylvia Bahri</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/1015-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>12</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vases communicants d&#8217;août, avec Marie-Noëlle Bertrand</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-mai-avec-marie-noelle-bertrand/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-mai-avec-marie-noelle-bertrand/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Aug 2016 08:45:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[jardin]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Noëlle Bertrand]]></category>
		<category><![CDATA[Vases communicants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=619</guid>

					<description><![CDATA[Premier vendredi d&#8217;août. Je reçois Marie-Noëlle Bertrand sur Terrain fragile. Avec joie. Les Vases Communicants ont suscité notre rencontre. Marie-Noëlle est blogueuse depuis 2010. Son blog : La Dilettante Elle se définit comme passeuse de l&#8217;écriture des autres. Elle sème des fragments de textes, isolés ou combinés. Aussi des sons et des photographies. Elle partage &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-mai-avec-marie-noelle-bertrand/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« Vases communicants d&#8217;août, avec Marie-Noëlle Bertrand »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 16px; text-align: justify;"><em><span style="color: #782850;"><span style="color: #bf4e19;">Premier vendredi d&rsquo;août. Je reçois Marie-Noëlle Bertrand sur Terrain fragile. Avec joie. Les Vases Communicants ont suscité notre rencontre.</span></span></em><br />
<em><span style="color: #782850;"><span style="color: #bf4e19;"><br />
Marie-Noëlle est blogueuse depuis 2010. Son blog : <a href="http://ladilettante1965.blogspot.fr/"><strong>La Dilettante</strong></a><br />
Elle se définit comme passeuse de l&rsquo;écriture des autres. Elle sème des fragments de textes, isolés ou combinés. Aussi <strong><a href="https://soundcloud.com/eclectante">des sons</a></strong> et <strong><a href="https://www.flickr.com/photos/8989278@N03/">des photographies</a></strong>. Elle partage sa récolte avec ceux qui lui rendent visite. Elle dit aussi : « Je ne « travaille » pas beaucoup. Éclectique et dilettante, je suis&#8230; ».  Ajouter qu&rsquo;elle côtoie beaucoup les livres, travaillant en bibliothèque.<br />
Nous avons décidé d&rsquo;écrire chacune sur une photographie de l&rsquo;autre et je la remercie pour ce partage.<br />
Voici son texte : <strong>Dérisoire</strong>. Vous trouverez le mien </span></span></em><em><span style="color: #782850;"><span style="color: #bf4e19;"><strong><a href="http://ladilettante1965.blogspot.fr/2016/08/vases-communicants-du-5-aout-2016.html">chez elle ici</a></strong> : <strong>E</strong></span></span></em><em><span style="color: #782850;"><span style="color: #bf4e19;"><strong>xistence soudain fragmentée</strong>.<br />
</span></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>S’ouvrent les vannes du plaisir</h2>
<p><em><span style="color: #782850; font-size: 16px;"><span style="color: #bf4e19;"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737.jpg" rel="lightbox-0"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-624" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737-1024x768.jpg" alt="P1020737" width="618" height="464" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737-1024x768.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737-300x225.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737-768x576.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737-1200x900.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/07/P1020737.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 618px) 100vw, 618px" /></a></span></span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Pour bricoler, il n&rsquo;était pas à son affaire mais il aimait bien y mettre son grain de sel quand quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre s’y collait. Dans ces moments-là, nous le surnommions « la mouche du coche ».</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Mais le jardin, là c&rsquo;était autre chose. Ne sait si on doit parler de passion ou de lien à la terre. Lui qui, jusqu’à son retour du service militaire, s’était occupé à divers travaux agricoles, descendait chaque jour dans les entrailles de la terre — il était mineur de fond. Il consacrait son temps libre aux jardins potagers agrémentés de quelques fruits et fleurs.<br />
Dans mon souvenir, il en a toujours fait au moins deux et là il ne me viendrait pas à l’idée de remplacer faire par un autre verbe comme l’on nous y incitait dans les exercices scolaires. Faire le jardin, c’est tout à la fois l’agencer et en prendre soin.</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Les outils n’étaient pas aussi bien rangés qu’ils le sont là. Leur place était contre la paroi du garage et ils étaient chargés sur la brouette ou dans le coffre de la voiture en fonction des travaux qu’il projetait.<br />
Des verbes fusent : biner, désherber, bêcher, piocher, ratisser,  sarcler, planter, fumer, repiquer, labourer, faucher… presque tous corrélés à des outils que je serais incapable de reconnaître.<br />
La pelote, la grosse ficelle qu’on déroule, on la tend entre les deux piquets pour que le rang soit droit ; un jeu d’enfant auquel nous affectionnions de nous prêter. Suivre le fil avec la pioche,  creuser un léger sillon pour accueillir les graines. Les recouvrir, arroser légèrement, voir naître une rivière dérisoire dans la terre sèche.</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Deux verbes nous faisaient prendre la poudre d’escampette : cueillir et ramasser. Les cornichons d’abord, il les récoltait aux aurores afin qu’ils ne forcissent pas sous la chaleur du soleil  — c’est vrai que chez nous les cornichons nous les adorons quand ils sont petits. Il fallait les brosser avant de les immerger dans la marinade que nous préparions avec ma mère.<br />
Le pire, notre cauchemar d’enfants : les haricots verts que nous devions équeuter et effiler. Par bonheur, il les plantaient habituellement dans le jardin de mon oncle qui vivait avec mes grands-parents. Ils étaient toujours prêts, en le voyant passer avec les seaux remplis de ces maudits légumes, à nous délivrer de cette corvée.</p>
<p style="text-align: center;">&#8212;&#8212;&#8212;</p>
<p style="text-align: justify;">Mon frère, à qui il a transmis cette inclination, a pris le relais. Il m’arrive de me régaler de ses exquises productions légumières. S’ouvrent alors les vannes du plaisir des mots, des gestes et des goûts retrouvés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;font-size: 16px;"><em>Photographie ©Françoise Renaud, Dans l&rsquo;atelier de mon père, 2016</em></p>
<p style="text-align: justify; font-size: 14px;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify; font-size: 14px;">Les Vases communicants se déroulent le premier vendredi du mois depuis juillet 2009, à l’initiative de<a href="http://www.tierslivre.net/" target="_blank"> François Bon</a> et <a href="http://www.scriptopolis.fr/" target="_blank">Jérôme Denis</a>. <a href="http://ladilettante1965.blogspot.fr/" target="_blank">Marie-Noëlle Bertrand</a> coordonne les publications et inscrit les futurs échanges sur le blog associé le<a href="http://lerendezvousdesvasescommunicants.blogspot.fr/" target="_blank"> rendez-vous des vases</a>. Il existe aussi une <a href="https://www.facebook.com/groups/104893605886/">page Facebook</a>. Aux blogueurs de se définir un thème, d’associer des images ou du son à leur texte, l&rsquo;idée étant d’aller écrire sur le blog de l’autre.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-mai-avec-marie-noelle-bertrand/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Vases communicants de juin, avec Sylvie Pollastri</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-juin-avec-sylvie-pollastri/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-juin-avec-sylvie-pollastri/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jun 2016 09:25:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vases communicants]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Renaud]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Pollastri]]></category>
		<category><![CDATA[Vases commnicants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=548</guid>

					<description><![CDATA[Premier vendredi de juin. Je reçois Sylvie Pollastri avec bonheur et curiosité. J&#8217;ai lu certains de ses textes que j&#8217;ai aimés. Elle décrit avec peu ce qui advient : la pluie, la saison, le vent — ce qui me fait la rejoindre. La photographie paraît importante pour elle, tout comme la littérature — ce que &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-juin-avec-sylvie-pollastri/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« Vases communicants de juin, avec Sylvie Pollastri »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 16px; text-align: justify;"><em><span style="color: #cc5f16;">Premier vendredi de juin. Je reçois</span><strong><a href="https://sylviepollastri.wordpress.com/"> Sylvie Pollastri</a> </strong><span style="color: #cc5f16;">avec bonheur et curiosité.<br />
J&rsquo;ai lu certains de ses textes que j&rsquo;ai aimés. Elle décrit avec peu ce qui advient : la pluie, la saison, le vent — ce qui me fait la rejoindre. La photographie paraît importante pour elle, tout comme la littérature — ce que nous partageons. De même un grand intérêt pour les écrivains scandinaves. </span></em></p>
<p style="font-size: 16px; text-align: justify;"><em><span style="color: #782850;"><span style="color: #bf4e19;"><span style="color: #cc5f16;">Sylvie Pollastri est professeur de français dans une université italienne et traductrice. Elle écrit pour donner du plaisir ou du rêve. Son blog</span> <strong><a href="https://sylviepollastri.wordpress.com/">D&rsquo;AUTRES PAS</a></strong> <span style="color: #cc5f16;">existe depuis 2009.</span><br />
<span style="color: #cc5f16;"> Nous avons choisi d&rsquo;échanger à travers une image appelée « Passage ». Voici son texte.</span></span></span></em></p>
<h2>en suspens</h2>
<p><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/05/phto_POLLASTRI.jpg" rel="lightbox-0"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-539" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/05/phto_POLLASTRI.jpg" alt="phto_POLLASTRI" width="518" height="691" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/05/phto_POLLASTRI.jpg 720w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/05/phto_POLLASTRI-225x300.jpg 225w" sizes="auto, (max-width: 518px) 100vw, 518px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">&#8211; Je ne sais…<br />
&#8211; Quoi ?<br />
&#8211; Je ne sais la façon dont se disent les choses… si immobiles…<br />
&#8211; C’est l’instant, l’instant dans le mouvement.</p>
<p>Sur les étagères de la bibliothèque, dans la pagaille des dires, elle l’avait reconnu, par sa facture soignée, filets dorés sur le dos. Le livre aux mots assoupis s’ouvrit avec grâce, page paire et page impaire, s’offrant sans effort en un presque geste langoureux.</p>
<p>&#8211; Je n’ai pas les mots. Ils me fuient. Voilà, ils me fuient.<br />
&#8211; Et pourtant…</p>
<p>Elle fut surprise d’y trouver cette photographie. Un matin de juillet. <span id="more-548"></span>Quelques martinets virevoltaient dans le ciel. Un figuier, jeune, grêle, sauvage, en encombrait l’entrée. Oui, il pouvait y avoir une fraîcheur dans les interstices des pierres, dans les recoins qui engloutissaient ces murs trop vieux, dans ces marches disjointes en pierres lacustres de ce mauvais torrent – brouillon de blocs et de galets. Mais si elles fuyaient vers l’ombre, ces marches, elles scandaient un monde vertical. Et plus on allait vers le soleil, plus les dalles calcaires n’étaient plus qu’un vilain ciment. Une chape d’oubli.</p>
<p>&#8211; Je ne sais plus…<br />
&#8211; Pourtant les émotions sont là !</p>
<p>Le regard pouvait tout embrasser depuis la terrasse muette, qui fut sans doute partie de cet étage noble vers lequel portait l’escalier. Ce regard avait saisi ce passage, d’un plan à l’autre. Peut-être était-il toujours insouciant et gai. Ce regard avait accueilli l’entre-deux de la vie, quelques pas sur du calcaire, quelques pas et puis s’en vont. Une trace d’homme. Un jour, loin, dans le silence. Tout ce silence, haut comme les murs.<br />
Les pas qui allaient être faits étaient désireux, aventureux, ignorants et têtus. Accompagnés par ce regard amoureux et tranquille. Ils s’avançaient vers le passé pour dévider le film d’une vie, raconter une histoire, tenir le compte de multiples rencontres, tracer les routes sur un paysage d’argile. Leur écho semble retentir encore. Un parfum se fait presque sentir, juste avant de quitter la terrasse éphémère.</p>
<p>&#8211; Le temps a tout étouffé et ne laisse que des murs blessés.<br />
&#8211; Tu es toujours ce regard plongé avec amour sur les hommes et l’oubli.</p>
<p>Elle se sentait un peu confuse. Passé l’instant de tension violente, quand le regard reconnut ce balancement familier du bras, elle comprit que l’image était irréparablement muette et vide. Une presque mort. Elle reposa la photographie dans le volume. Elle se tourna vers lui. Il lui sourit.</p>
<p>&#8211; Ne sommes-nous que cela ? un regard en suspens sur la marche de la vie ?</p>
<p style="text-align: right;"><em>Photographie ©Sylvie Pollastri, Cancellara (Potenza, Italie)</em></p>
<p style="text-align: justify; font-size: 14px;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify; font-size: 14px;">Les Vases communicants se déroulent le premier vendredi du mois depuis juillet 2009, à l’initiative de<a href="http://www.tierslivre.net/" target="_blank"> François Bon</a> et <a href="http://www.scriptopolis.fr/" target="_blank">Jérôme Denis</a>. <a href="http://ladilettante1965.blogspot.fr/" target="_blank">Marie-Noëlle Bertrand</a> coordonne les publications et inscrit les futurs échanges sur le blog associé le<a href="http://lerendezvousdesvasescommunicants.blogspot.fr/" target="_blank"> rendez-vous des vases</a>. Il existe aussi une <a href="https://www.facebook.com/groups/104893605886/">page Facebook</a>. Aux blogueurs de se définir un thème, d’associer des images ou du son à leur texte, l&rsquo;idée étant d’aller écrire sur le blog de l’autre.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Mon texte <span style="color: #ff9900;"><em><strong>passage</strong></em> </span>est à retrouver <a href="http://depasenpas.blogspot.fr/2016/06/les-vases-communicants-de-juin-2016.html?m=1" target="_blank"><strong>chez elle</strong></a>.</h3>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/vases-communicants-de-juin-avec-sylvie-pollastri/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
