<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>fenêtres &#8211; Terrain Fragile</title>
	<atom:link href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tag/fenetres/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
	<lastBuildDate>Sat, 16 Dec 2023 16:53:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/12/cropped-arbres-32x32.jpg</url>
	<title>fenêtres &#8211; Terrain Fragile</title>
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>pousser la langue #06 &#124; corps vents fenêtres</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/pousser-la-langue-06-il-elle-fenetre/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/pousser-la-langue-06-il-elle-fenetre/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2019 08:27:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'écriture]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'été 2019]]></category>
		<category><![CDATA[corps vents fenêtres]]></category>
		<category><![CDATA[fenêtres]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[maisons]]></category>
		<category><![CDATA[reflets]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=2266</guid>

					<description><![CDATA[Une proposition de naviguer de fenêtre en fenêtre jusqu&#8217;à entremêler différentes époques de notre vie, à les révéler&#8230; et sans ponctuation&#8230; Le Tiers livre ici &#160; Elle levait les yeux pour la voir elle le faisait souvent pour attraper la lumière du dehors et les nuages qui semblaient faire partie du verre elle pensait à &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/pousser-la-langue-06-il-elle-fenetre/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« pousser la langue #06 &#124; corps vents fenêtres »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left; font-size: 16px;"><span style="color: #228585;"><em>Une proposition de naviguer de fenêtre en fenêtre jusqu&rsquo;à entremêler différentes époques de notre vie, à les révéler&#8230; et sans ponctuation&#8230; </em></span><a href="http://www.tierslivre.net/ateliers/proposition-04-affinite-pour-la-description/">Le Tiers livre ici</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Elle levait les yeux pour la voir elle le faisait souvent pour attraper la lumière du dehors et les nuages qui semblaient faire partie du verre elle pensait à la suite très loin dans le futur elle pensait à d’autres lieux qu’elle habiterait d’autres fenêtres comme celle de la cuisine de la rue Pouget grande avec volets verts donnant sur des jardins de faubourg celui d’en face reconnaissable au bananier qui revenait chaque année toujours aussi dépenaillé à cause des vents forts ou celle encore qu’elle avait contemplée trente ans plus tard allongée dans un lit blanc de chambre aseptisée genre de fenêtre-mur à volet roulant bruyant à manipuler en fait c’était il n’y a pas longtemps nuit sans dormir avec douleur intense canicule sur la ville et traces de sable sur la paroi rappelant des coulures de larmes sur un visage tout ça intimement imbriqué avec irisations de lumière électrique et sirènes d’ambulance rêves pensées reflets fusionnés le matin très tôt avec le soleil émergeant au-dessus des petites montagnes tout change si vite dans la minuscule ouverture de la vieille maison bordée de toiles d’araignée cadre en bois et verre datant de quelques décennies sans doute car épais et légèrement trouble ce qui la reconduit à ce haut vitrage vers lequel elle levait souvent les yeux composé d’éléments 30 x 30 ce doit être à peu près ça mais ça n’a pas d’importance cahier d’enfance posé sous le coude et encrier avec le printemps chassant l’hiver et toutes les odeurs de poêle à mesure que le soleil gagnait du terrain et grimpait contre l’épaulement de la fenêtre parfois pluies intenses à cause de la proximité de la mer et violentes bourrasques qui faisaient vibrer aussi les carreaux de la cuisine avec rideau en dentelle blanche largement repoussé afin d’observer les mouvements à l’entour elle fenêtres maisons habitées par les corps les vents les arbres et les villes elle pensait rêvait de la haute fenêtre de la salle de classe regardait les lumières regarde les reflets des différents mondes traversés absorbés par les épaules les cheveux elle ne sait rien du temps qui prend la peau surprenant parfois dans le cadre quelque reflet de sa propre silhouette.</p>
<p style="text-align: right; font-size: 14px;"><em>Photo <a href="https://unsplash.com/@eiskonen?utm_source=unsplash&amp;utm_medium=referral&amp;utm_content=creditCopyText">Hans Eiskonen</a> </em></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/pousser-la-langue-06-il-elle-fenetre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>7</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>bureau</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/bureau/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/bureau/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Nov 2016 15:24:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[bibliothèque]]></category>
		<category><![CDATA[bureau]]></category>
		<category><![CDATA[écrire]]></category>
		<category><![CDATA[fenêtres]]></category>
		<category><![CDATA[livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=724</guid>

					<description><![CDATA[Être réelle, écarquillée le plus possible quand je séjourne dans ce lieu où l’écriture arrive, se fabrique. Quelquefois rien du tout. Ou pas grand-chose. Quelques lignes. C’est difficile d’avancer. Avancer pour soi – un ami le disait il y a peu. Bureau peint en rouge, construit exprès pour la pièce ouverte sur la vallée. Pareille &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/bureau/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« bureau »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-large wp-image-732" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2-1024x768.jpg" alt="dojnaa2" width="730" height="548" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2-1024x768.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2-300x225.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2-768x576.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2-1200x900.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/10/Dojnaa2.jpg 2048w" sizes="(max-width: 730px) 100vw, 730px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Être réelle, écarquillée le plus possible quand je séjourne dans ce lieu où l’écriture arrive, se fabrique. Quelquefois rien du tout.</em><br />
<em> Ou pas grand-chose.</em><br />
<em> Quelques lignes. C’est difficile d’avancer. Avancer pour soi – un ami le disait il y a peu.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Bureau peint en rouge, construit exprès pour la pièce ouverte sur la vallée. Pareille à une proue de navire. Deux fenêtres. L’une à l’est, l’autre à l’ouest. Une porte vitrée aussi. Elle donne accès à un escalier qui rejoint le chemin et file au long du ruisseau.<br />
Bureau avec la lumière émanant du monde du dehors, elle entre par les yeux et par la bouche — finalement plus le corps en jeu que la tête bien souvent dans le premier élan, la première image qu’on suit, qu’on déroule, qui parfois se dissout, se contracte ou alors par surprise s’épanouit et nous propose la suite.<br />
Cette porte : une forme d’accès à la nature, au contenu, au rêve blanc. Elle m’est utile.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le bureau : agenda, répertoire téléphonique, carnet de notes, ordinateur portable, câbles, appareil à photographier. Toutes sortes de crayons. Tasse à thé. Sur le coin, boîte à épices rapportée des Indes – elle contient des trombones qui ne servent à rien et autres petits objets de papeterie. Une chemise en cuir envoyée du Mali par mon frère il y a longtemps. Dedans : des coupures de journaux, lettres de ma mère, cartes postales, images découpées dans des magazines. Une lampe achetée en ville, quelque chose d’industriel qui ressemble à de l’ancien (toujours allumée). Parfois ma chatte qui aime se coucher en travers des papiers (toujours ceux dont j’ai besoin).<br />
Et puis des livres. Des livres remplis de mots. Une marée de livres. Des livres sur tous les murs, rangés plus ou moins par pays. Un endroit réservé aux romans écrits par des femmes, un autre à la poésie juste sous la vitre où viennent se heurter les petits oiseaux — ils voient le ciel de l’autre côté, alors ils veulent traverser et ils se jettent. Juste à côté, trois statues africaines en pierre friable : deux têtes de femmes et un homme nu. Des coquillages sur une petite tablette. Des tableaux, des photos. Certaines anciennes de gens qui pourraient être ma famille. Les visiteurs le pensent mais non, simplement achetées aux Puces. Deux grandes statues en bois, primitives (un homme, une femme).</p>
<p style="text-align: justify;">Matières d’apparence inerte, pourtant tout est vivant. Ça bouge comme dans un bateau.  La montagne dans les fenêtres. Le ciel. Mon refuge, mon champ de bataille.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Photographie ©Françoise Renaud, 2015</em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/bureau/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>6</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
