<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>caméra temporelle &#8211; Terrain Fragile</title>
	<atom:link href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tag/camera-temporelle/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
	<lastBuildDate>Fri, 01 Dec 2023 13:42:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/12/cropped-arbres-32x32.jpg</url>
	<title>caméra temporelle &#8211; Terrain Fragile</title>
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>tout un été d&#8217;écriture #24 &#124;  caméra temporelle</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-24-camera-temporelle/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-24-camera-temporelle/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Aug 2018 12:51:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[caméra temporelle]]></category>
		<category><![CDATA[construire une ville avec des mots]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1697</guid>

					<description><![CDATA[Elle voit les bâtiments et elle pense aux gens, comme un renversement &#8212; la pierre et la chair, le dur et le sensible. Elle a vingt ans même pas. Elle a voyagé depuis l’ouest en autostop, il a fallu du temps. Fatigue sans doute. On vient de la déposer au cœur de la ville à &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-24-camera-temporelle/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d&#8217;écriture #24 &#124;  caméra temporelle »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">Elle voit les bâtiments et elle pense aux gens, comme un renversement &#8212; la pierre et la chair, le dur et le sensible. Elle a vingt ans même pas. Elle a voyagé depuis l’ouest en autostop, il a fallu du temps. Fatigue sans doute. On vient de la déposer au cœur de la ville à l’heure du déjeuner, il a fallu faire vite, voiture prise dans le trafic, les autres s’impatientaient derrière. Elle a attrapé son sac à dos. Salut de la main, merci. Elle ressent l’ambiance chaude et l’espace grouillant de voitures. Au centre de l’espace ovoïde cerné de drapeaux, une fontaine entourée de fleurs rouges. Auvents bleus. À la terrasse d’un café, un homme en train de fumer la regarde. Il a des yeux d’ébène. Elle se détourne, avise le ciel limpide, éprouve un bref sentiment de solitude. Elle a choisi cette ville du sud pour étudier les sciences (première de la famille à le faire, c’est quelque chose). Sa vie est jeune, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend et s’enivre de découvrir une cité nouvelle. Façades grandioses, enseignes de cinémas, boutiques luxueuses, théâtre et bars chics. Les gens lui semblent différents de ceux qu’elle connaît&nbsp;: vêtements, langage, nonchalance. Elle ne s’attarde pas, attrape un bus pour gagner les quartiers de l’Université.</p>



<p class="has-medium-font-size">Quelques années écoulées. Nuit. Lumières moins cruelles que le jour, surtout en été. La place a changé d’allure. À quelques pas, ruelles clandestines avec bars, boîtes, cafés, petits restaurants pour étudiants. Elle connaît par cœur les sens de circulation dans la vieille ville, navigue avec sa petite voiture qui ne craint pas de frotter les murs, connaît les bons coins pour se garer. Toujours un dîner, une fête quelque part, un concert. La ville abrite les idylles d’un soir. Elle garde l’image de déplacements en groupes d’un bord à l’autre de la place et celle d’un couple âgé qui marchait à petits pas en se tenant la main.</p>



<p class="has-medium-font-size">Aujourd’hui tout a été remanié. Plus de voitures &#8212; déviées vers un tunnel. Ce qui s’impose, c’est la présence du ciel, la circulation cadencée des tramways et la multitude des passants. Ils marchent dans tous les sens plus ou moins vite, ils entrent et sortent par des portes vitrées, la place est comme une vaste étoile sans cesse martelée sillonnée dans un sens puis dans l’autre. La pierre utilisée en dallage devient glissante quand il pleut, il faut se méfier. Auvents colorés des nombreux cafés restaurants aux alentours du théâtre et à continuer vers le musée. Les serveurs jonglent à traverser les rails du tram pour servir en terrasse. Juchées sur leur socle moussu, les fausses Grâces (les vraies sont exposées dans le hall du théâtre) paraissent petites et un peu ridicules depuis que l’espace a été élargi, même si les amoureux et visiteurs en short s’appuient sur leur margelle pour y prendre des selfies. En arrière-plan, le ruissellement de l’eau dans les vasques.</p>



<div style="height:52px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em> texte écrit dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 Tiers Livre <strong> <a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">La proposition d&rsquo;écriture (toujours en 20 minutes) / #24 : <i>sur un et un seul des paysages fragmentés de la 23, le développer selon plusieurs positions temporelles précises d’énonciation, soit mémorielles, soit imaginaires&#8230;</i><br /></span></span></strong></em></p>



<figure class="wp-block-image is-style-default"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="1024" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1701" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-1024x1024.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-768x768.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-1200x1199.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute-2000x1999.jpg 2000w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/08/voute.jpg 2013w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-right" style="font-size:clamp(14px, 0.875rem + ((1vw - 3.2px) * 0.114), 15px);"><em>Photographie : Françoise Renaud (Saint Guilhem le Désert), 2017<br /></em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-24-camera-temporelle/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
