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	<title>bruyère &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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		<title>terre fertile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Jan 2017 15:20:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[corps]]></category>
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					<description><![CDATA[Je veux de la terre pour ma tombe. De la belle terre fertile – pas question d’ornements en plastique, pots, angelots, couronnes –, de la belle terre retenue par une bordure en schiste et nourrie des cellules de ma carcasse abandonnée. Une terre capable de faire surgir des fleurs en bulbes ou en arbustes, palette &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/terre-fertile/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« terre fertile »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/01/DSCF3800.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-972" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/01/DSCF3800-768x1024.jpg" alt="" width="522" height="696" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/01/DSCF3800-768x1024.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/01/DSCF3800-225x300.jpg 225w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2017/01/DSCF3800.jpg 1000w" sizes="(max-width: 522px) 100vw, 522px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Je veux de la terre pour ma tombe. De la belle terre fertile – pas question d’ornements en plastique, pots, angelots, couronnes –, de la belle terre retenue par une bordure en schiste et nourrie des cellules de ma carcasse abandonnée. Une terre capable de faire surgir des fleurs en bulbes ou en arbustes, palette de fleurs qui accompagnerait la décomposition et après, produirait une sorte de musique naturelle pour continuer à me parler du monde.<br />
Je ne serai plus là. Je serai sortie du rêve.<br />
Les sentiments qui m’auraient transie et oppressée pourraient danser librement et contribuer à la joie.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’orée de la grande forêt, ce serait bien comme endroit pour la tombe.<br />
Ou alors plein vent sur une falaise.<br />
Oui, encore mieux la falaise, même s’il est difficile d&rsquo;y faire venir des lupins et des roses. Des bruyères pourraient convenir. Quelques giroflées sauvages, un tamaris en guise de croix.<span id="more-954"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Plus personne ne saura que j’aimais retourner à mon travail – voilà ce que j’ai toujours préféré dans l&rsquo;écriture : travailler, reprendre les tournures, refaçonner, reprendre depuis le début et bousculer la trame. Plus de plainte. Plus de crainte de ne pas réussir à dépeindre ces impressions si vives. Finies ces heures « où l’on ne sait plus vivre », où l’on invente des mots capables de modifier la courbe des choses. Alors tout sera fini. Chair en cendre. Petits os des mains. Papiers rongés. Cheveux survivants comme le tissu de la chemise ou du suaire – au fait, y aura-t-il un suaire ? Et qui se sera occupé de moi ? Un mari, un amant si je meurs tôt. Un descendant attentif, un professionnel de la mort pour me glisser sans émotion dans le cercueil tressé d’osier pareil à une boîte à couture.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir je rêve d’éternité face au large.<br />
Je rêve de ces crépuscules qui donnent envie de courir dans l’herbe rase jusqu’au vide.<br />
Enfouie d’autant plus bas sous la terre, je sentirai le poids du ciel et la puissance de la beauté. Ce soir-là n’en finira pas. Et mes bras s’ouvriront, paumes tournées vers le ciel bien que mortes. Ma peau s’apaisera en me faisant le plus grand bien. J’espère que je me serai trouvée – retrouvée – comme au commencement de la pureté, sortant du ventre doux de ma mère. Le même corps grandi poli au fil de l’eau, abandonné sur le dernier rivage.</p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie : Au pays de mon père, Françoise Renaud</em></p>
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