<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>atelier d&rsquo;été 2018 &#8211; Terrain Fragile</title>
	<atom:link href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tag/atelier-dete-2018/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
	<lastBuildDate>Sat, 16 Dec 2023 18:33:30 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2015/12/cropped-arbres-32x32.jpg</url>
	<title>atelier d&rsquo;été 2018 &#8211; Terrain Fragile</title>
	<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>en 4000 mots #2 &#124; écriture avec écrivain</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-4000-mots-2-ecriture-avec-ecrivain/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-4000-mots-2-ecriture-avec-ecrivain/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Dec 2018 11:39:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[corps]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[en 4000 mots 2019]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[Antonio Tabucchi]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'été 2018]]></category>
		<category><![CDATA[construction d'une nouvelle]]></category>
		<category><![CDATA[écriture avec écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[écrivain]]></category>
		<category><![CDATA[en 4000 mots]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1846</guid>

					<description><![CDATA[Atelier Tiers Livre &#8211; hiver 2018 / 2019 recherches sur la nouvelle Le Tiers Livre &#8211; atelier d&#8217;hiver #2, écriture avec écrivain (à partir des Rêves de rêves d’Antonio Tabucchi) Octobre 1988. C’est un dimanche. Ana Daniel (nom d’emprunt, je n’ose pas écrire son vrai nom) est dans un studio quelque part en banlieue et &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-4000-mots-2-ecriture-avec-ecrivain/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« en 4000 mots #2 &#124; écriture avec écrivain »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<address><span style="color: #808080;"><strong>Atelier Tiers Livre &#8211; hiver 2018 / 2019<br />
recherches sur la nouvelle</strong></span></address>
<p style="font-size: 14px; text-align: left;"><em>Le Tiers Livre &#8211; atelier d&rsquo;hiver </em>#<em>2, écriture avec écrivain (à partir des Rêves de rêves d’Antonio Tabucchi)</em></p>
<p><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-1849" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré-1022x1024.jpg" alt="" width="640" height="641" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré-1022x1024.jpg 1022w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré-768x770.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré-1200x1202.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/12/P1020958_carré.jpg 2044w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></p>
<p class="has-drop-cap" style="text-align: justify;">Octobre 1988. C’est un dimanche. Ana Daniel (nom d’emprunt, je n’ose pas écrire son vrai nom) est dans un studio quelque part en banlieue et elle attend. Elle attend un coup de téléphone qui confirmera leur rendez-vous, demain ou un autre jour. Tout de sa vie s’arrêtera dans l’instant où il entrera, où le désir remplacera le vide et la désespérance. Sa main tambourinera contre la porte et quand elle ouvrira il sera là sur le seuil, un peu ivre &#8212; ou complétement ivre. Ana voudra mourir. Lui aussi, du moins elle le suppose, elle sait ce désir puissant qu’il a d’elle, tout de suite leurs corps projetés l’un vers l’autre &#8212; elle a déjà décrit les étapes de ce genre de noyade dans un livre qui racontait une passion ancienne, déchirante &#8211;, entre eux rien que des gestes, pas de mots ou alors si rares, les bras affolés, des envies de douceur et de violence, de volupté et de mort impossibles à combler. Le lit est large et blanc, draps bien tirés, oreillers retapés, elle attend, ne parvient pas à travailler. <span id="more-1846"></span>Pour tromper l’attente, elle décrit leur liaison dans son journal (il sera publié plus tard, sorti de l’ombre, parce que <em>les mots sont le temps lui-même</em>, elle l’a écrit comme ça, en tout cas quelque chose de proche, mais en ce moment où elle écrit, elle ne peut pas imaginer qu’un jour ces cahiers-là seront offerts au monde). Donc elle s’avancera vers la porte comme elle irait vers sa fin : stopper cette tension atroce, se jeter contre son grand corps de russe blond aux ongles mal soignés et aux vêtements de marque, compter pour lui plus que tout, même si elle le sait qu’il retournera un jour dans son pays. Elle rêve qu’il est là, elle le découvre appuyé contre le chambranle, déchiffre son sourire, sa soif immense, elle a envie de pleurer et de rire. Dans le rêve il avance au milieu de la pièce alors qu’elle recule, il tend la main, l’attire jusqu’à ce que leurs souffles se mêlent. Ils tombent sur le lit, boivent de la vodka, se mettent dans d’étranges positions pour se prouver leur folie. Ça dure longtemps, deux ou trois heures, ils ont tiré les rideaux ou alors il fait nuit. Pourtant quelque chose se défait en même temps qu’ils le font car la passion s’amenuise à s’éloigner de son commencement, Ana Daniel (dire son vrai nom n’apporterait rien de plus) en est persuadée au point qu’elle y pense tout le temps et que ça la déchire. Elle pense aussi qu’elle est trop vieille pour vivre ce genre de passion, que c’est sûrement la toute dernière fois. La sensation d’érosion, d’amenuisement s’accélère. Il se détache d’elle, la repousse, se met à rire bruyamment comme s’il se moquait d’elle : « Tu es une salope, Ana, rien qu’une salope ! » (soit il trouve ses gestes trop crus, soit il soupçonne qu’elle utilisera un jour leur histoire pour en faire un livre). Il est ivre. Elle se débat. « Non ce n’est pas vrai, je suis vivante, je te désire comme une vivante. » Le rire se poursuit tandis qu’il se rhabille. Le lit est devenu un chantier, draps souillés froissés. La nuit derrière la fenêtre. L’amant a pris les traits d’un clochard qui s’imbibe d’alcool à brûler et qui l’insulte. Putain de salope. L’image se brouille. Elle voudrait ne plus jamais rêver. À nouveau dans l’attente. Elle écrit dans le cahier les pensées que lui suscitent cet amour pour l’homme russe marié trois enfants, elle fouille fouille son corps au plus loin mais impossible de se protéger de la désillusion. Écrire la perdition et puis la destruction.</p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>En dire un peu plus sur la proposition d&rsquo;atelier : un bloc de texte, un personnage qui écrit, un fragment de récit. Choisir un écrivain dont on voudrait se rapprocher et installer son rêve&#8230; .<br />
</em></p>
<p style="text-align: right; font-size: 13px;"><em>Photographie : Françoise Renaud (série Le cadavre dans l&rsquo;escalier, 2017)</em><br />
Ici le Tiers Livre, <a href="http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article4787&amp;fbclid=IwAR3yQKprKiC-sjlUflHJYpBoHt53DRh7USOvvBiNL_niX_Hszt-QB6EPS8I">« en 4000 mots » | recherches sur la nouvelle</a></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/en-4000-mots-2-ecriture-avec-ecrivain/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>tout un été d&#8217;écriture #32 &#124; ciels ma ville</title>
		<link>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-32-ciels-ma-ville/</link>
					<comments>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-32-ciels-ma-ville/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Oct 2018 08:19:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[écriture]]></category>
		<category><![CDATA[Le tiers livre]]></category>
		<category><![CDATA[tout un été d'écriture 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ville]]></category>
		<category><![CDATA[atelier d'été 2018]]></category>
		<category><![CDATA[ciels ma ville]]></category>
		<category><![CDATA[construire une ville avec des mots]]></category>
		<category><![CDATA[le tiers livre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://francoiserenaud.com/terrainfragile/?p=1743</guid>

					<description><![CDATA[À partir du moment où elle a habité cette ville – une ville qui peu à peu deviendrait la sienne même si elle aurait préféré vivre près d’un rivage, mieux encore sur une île pour profiter d’expériences plus naturelles &#8212; &#160;&#160;elle a épié le ciel, les incendies dans le ciel, les déluges, les poussières, les &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-32-ciels-ma-ville/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« tout un été d&#8217;écriture #32 &#124; ciels ma ville »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-medium-font-size">À partir du moment où elle a habité cette ville – une ville qui peu à peu deviendrait la sienne même si elle aurait préféré vivre près d’un rivage, mieux encore sur une île pour profiter d’expériences plus naturelles &#8212; &nbsp;&nbsp;elle a épié le ciel, les incendies dans le ciel, les déluges, les poussières, les profusions d’étoiles, les pluies, les pénombres, les soleils couchants, les grandes clartés et les assombrissements subits. Cette ville était très différente de celles qu’elle avait fréquentées et visitées jusque-là&nbsp;(son pays d’avant était constitué de côtes plus ou moins sauvages et de bocage alors que cette nouvelle cité s’était étendue à la faveur de terrains calcaires recouverts de garrigue et avait investi des petites collines et des vallons). Et ce n’était pas seulement la topographie, la nature du sol et des végétaux qui s’y plaisaient qui la rendaient différente, c’était aussi la latitude, le climat, la fluctuation des températures, le régime des vents, la circulation des eaux entre le sol et l’air, la vaporisation, la chaleur, la moiteur. Il faut dire que tout au début, dès son premier automne, il y avait eu des orages qui l’avaient saisie et avaient éveillé sa peur. </p>



<p class="has-medium-font-size">L’eau courait partout à hauteur du genou – jamais elle n’avait vécu ça &#8211;, les voitures partaient à la dérive et le ciel demeurait terrifiant plusieurs jours d’affilée, délivrant des clameurs noires. Elle avait développé envers lui une sorte d’appréhension qui semblait la guider vers des zones d’inquiétude inépuisables et l’entraînait au repli. Ne pas bouger. Le regarder par la fenêtre, guetter sa voix et ses couleurs. Espérer un changement – prier presque. Comme ça qu’elle avait commencé à observer toutes les choses qui arrivaient dans ce nouvel azur, choses qui continuent à l’étonner par leur âpreté et leur brutalité. En été le contact des toitures à l’espace est aussi net qu’un trait d’encre sur papier. La lumière se réverbère sur le rocher fissuré des collines – près de 2700 heures d’insolation par an, ça plombe. Aussi sur la carcasse d’acier des avions qui coupent très haut, laissent des tranchées. Le ciel a une couleur presque trop nette, trop pure. Dense et minérale. Exacerbée par les vents violents. Immuable. Le ciel est un bloc bleu. Il se déploie, écrase la ville, même les immeubles à plusieurs étages. Et si rares sont les journées avec nuages caracolant d’un bout à l’autre comme on en voit sur les rivages ou par-dessus les îles. Les désordres du ciel se condensent dans les intersaisons, elle l’a appris, elle redoute. À marcher dans la ville, la brûlure traverse le corps de part en part, chasse le mal. Presque jamais de brouillard – elle le regrette. Vents violents, pour ça oui. À chaque saison son lot de ciels ébouriffés ou limpides, impitoyables ou silencieux.</p>



<div style="height:58px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-right"><em>texte écrit par Françoise Renaud dans le cadre de l&rsquo;atelier d&rsquo;été 2018 proposé par François Bon <strong> <a href="http://www.tierslivre.net/revue/spip.php?article210"> « Construire une ville avec des mots »</a></strong></em><br /><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;">La proposition d&rsquo;écriture&nbsp;</span></span></strong></em><em><strong><span style="color: #339966;"><span style="font-size: 15px; color: #993366;"> / #32 : <i>allez donc voir, en numérique, les occurrences du mot « ciel » chez Baudelaire, Apollinaire ou Proust&#8230; regardez aussi les extraits du « Livre des ciels » de Leslie Kaplan, ou les débuts des Maigret de Simenon : et il n’y aurait rien à écrire des ciels de votre propre ville en construction ?</i><br /></span></span></strong></em></p>



<figure class="wp-block-image is-style-default"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel.jpg" rel="lightbox-0"><img decoding="async" width="1024" height="1024" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-1748" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-1024x1024.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-768x768.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-1200x1200.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel-2000x2000.jpg 2000w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2018/09/ciel.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p class="has-text-align-right"><em>Photographie : Françoise Renaud (Bretagne), 2016<br /></em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://francoiserenaud.com/terrainfragile/tout-un-ete-decriture-32-ciels-ma-ville/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
