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	<title>inondation &#8211; Terrain Fragile</title>
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	<description>TEXTES &#38; PHOTOGRAPHIES FRANCOISE  RENAUD</description>
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		<title>rigoles de gravier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[françoise renaud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Apr 2016 12:07:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[inondation]]></category>
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					<description><![CDATA[Nous hurlons de honte et de colère. Nous hurlons dans notre solitude. Nous hurlons depuis cinq cent cinquante-six jours, moment où la lave du torrent a fondu sur le village et sur nos têtes. Encore aujourd’hui ruines et désolation dans les rues. On devine quelle guerre c’était hier – même les étrangers le voient –, &#8230; <p class="link-more"><a href="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/rigoles-de-gravier/" class="more-link">Lire la suite de<span class="screen-reader-text">« rigoles de gravier »</span></a></p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2.jpg" rel="lightbox-0"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-502" src="http://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2-1024x1024.jpg" alt="poutre_carré2" width="550" height="550" srcset="https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2-1024x1024.jpg 1024w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2-150x150.jpg 150w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2-300x300.jpg 300w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2-768x768.jpg 768w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2-1200x1200.jpg 1200w, https://francoiserenaud.com/terrainfragile/wp-content/uploads/2016/04/poutre_carré2.jpg 2048w" sizes="(max-width: 550px) 100vw, 550px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Nous hurlons de honte et de colère.<br />
Nous hurlons dans notre solitude.<br />
Nous hurlons depuis cinq cent cinquante-six jours, moment où la lave du torrent a fondu sur le village et sur nos têtes. Encore aujourd’hui ruines et désolation dans les rues. On devine quelle guerre c’était hier – même les étrangers le voient –, mais rien ne semble avancer.<br />
Hier, c’était il y a longtemps, cinq cent cinquante-six jours – je vous jure que je les ai comptés un par un. Pourtant nous ne manquons pas de courage mais nous hurlons de désenchantement à cause des pertes accumulées – ô destin trop injuste –, photos, courriers, livres, objets, meubles, vêtements, voitures, possessions matérielles cependant dérisoires comparées au deuil d’une famille, l’un d’entre nous qui avait nom, enfants et maison, emporté par l’onde boueuse et folle et chargée de toutes les choses de la montagne et de tous les orages du ciel, le Naduel devenu ce soir-là Amazone capable de tordre des poutres métalliques de quatre mètres de long et larges comme une cuisse d’homme, d’arracher aux versants des arbres aux griffes profondes, parts séculaires du paysage. Nous hurlons de marcher dans les rigoles de gravier chaque jour, de longer les murs détruits rehaussés de rambardes en attendant mieux, de longer le stade de foot. <span id="more-501"></span>Quel stade de foot ? On n’en reconnait rien sinon un cadre de but resté en place on ne sait comment. Rien que terrils de gravats chargés de métaux nocifs à la peau, à la bouche. Tout ici nous rappelle que la terre a tremblé, que l’eau a déferlé, que les arbres et les pierres ont plu tels des projectiles envoyées par un ennemi invisible. Certains encore gémissent à cause de la peur accrochée à leurs talons et à leurs rêves, peur qui n’est pas décidée à s’effacer. Rien ne s’efface depuis que c’est arrivé.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous hurlons d’inquiétude.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous ne savons pas ce qu’il faut faire pour enfin retrouver un jardin pour les vieilles dames qui causent l’après-midi, un jardin paisible au lieu de ces lits de cailloux, des rues honnêtes débarrassées des odeurs de moisi et de fioul, une place gentiment habillée d’arbres et bornée de murs sans fissures, une boulangerie pour les vivants.<br />
Nous hurlons,<br />
nous rêvons sans doute,<br />
nous voudrions simplement croire à une paix prochaine.</p>
<p style="text-align: right;"><em>Texte et photographie : ©Françoise Renaud, 2016 </em></p>
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