rosée pareille à une sueur

ce matin au jardin
humidité dans l’ombre du versant et ça frémit perle sourd de la matière profonde de la nuit, si beau… sur les feuilles, sur les fins brins de l’herbe, sur le gras des feuilles, ça perle ça sourd une espèce d’eau pure qui se manifeste en molécules si petites qu’elles se faufilent par les pores des cellules et investissent la peau des fleurs, glissent dans le berceau des feuilles, stagnent à la faveur d’un pétale velouté ou d’une écorce cirée capables de conserver la perle au plus long du matin jusqu’à ce que la chaleur l’absorbe

Photographies Françoise Renaud, octobre 2019

 

7 Comments

  1. Absolument magnifique, les photos, les mots.J’ai très envie de laper cette rosée si fraiche et de carresser les feuillages.

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  2. La beauté du moment suspendu, la fragilité de l’éphémère…
    Beauté des photos, délicatesse du texte…
    On savoure…

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  3. Oh oui si beau les mots et les photos comme un hymne à la nature, à l’automne et à l’instant qui passe éphémère mais si important à déguster comme un fruit mûr qui fond dans la bouche… Je me régale…. Jacqueline.

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  4. Ces photos me rappellent le jardin de mon grand-père paternel. J’aimais son jardin plein de bonnes choses que je mangeais à même les plants et les arbres.
    Et son magnifique rosier rouge, au fond, grimpant sur la cabote à outils.

    C’était son domaine et il l’embellissait de toutes les variétés de fleurs. J’aimais m’y promener ; je devais avoir entre 8 et 10 ans. Ah ! les tomates mures et si délicieuses, l’oseille qui me faisait saliver fortement. Mon grand-père était un taiseux, mais son jardin parlait pour lui.

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